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Anna Malagrida : « Intérieurs » et « Paysages »
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Le 2011-10-05 18:29:09

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g Du 4 mai au 10 juin 2007 la Galerie Le lieu accueille deux séries de la photographe Anna Malagrida. Depuis plusieurs années elle développe une écriture autour de l'intime dans le paysage contemporain, et questionne la limite entre espace public et espace privé. Dans « Intérieurs », des modèles concentrés sur des éléments hors champs posent chez eux, plongés dans une atmosphère d'isolement psychologique. Avec « Paysages », la photographe choisit les limites de la ville comme décors pour évoquer la fébrilité des rapports de l'homme avec son environnement. Le travail d'Anna Malagrida s'inscrit entièrement dans la problématique développée par Le Lieu autour du thème de l'espace urbain, fil conductuer de la saison. La photographe aborde l'espace intime, l'architecture et l'isolement de l'individu dans la ville. La série « Interieurs »est constituée de deux séries, conçues séparément mais qui ont toujours été montrées ensemble. Dans les portraits, les photos représentent des scènes intimes. Fuyant toute artificialité, les images ont été prises in situ de manière informelle, avec "les moyens du bord". Les modèles, des proches d'Anna Malagrida, posent chez eux, à la tombée du jour, seuls ou en couple. Ils ont l'air concentrés sur quelque chose d'extérieur (écran, fenêtre...), or ce quelque chose, comme dans le cas des /Telespectadores, /exclut le spectateur. L'image atteint dès lors une réalité propre, autonome. La lueur qui éclaire les visages sépare les personnages de leur environnement et les plonge dans une atmosphère d'isolement psychologique. A miparcours de cette série, Anna Malagrida découvre l'architecture néo-plasticienne de Sylvain Dubisson et elle entame le portrait de l'immeuble d'habitation construit par cet architecte qui se trouve au-dessus de la Gare Montparnasse (Paris, 1968). Dès lors , les deux séries avancent entrelacées dans un dialogue fécond: « J'ai commencé à photographier l'immeuble de Montparnasse à la tombée de la nuit. Ce qui m'intéressais, c'était le dialogue qui se créait entre les scènes d'intérieurs éclairés, et, à l'extérieur, la façade du bâtiment dans la pénombre. La géométrie de la façade laissait imaginer ce qui se passait derrière elle, et elle suggérait à son tour cette sensation d'isolement et de fragilité que nous offre la grande ville moderne." “Anna Malagrida s'inspire du romantisme allemand, situant ses personnages dans le lointain d'un décor sublimé par la lumière. Mais les beaux et sombres paysages naturels, expression de la grandeur divine, ont cédé la place à un paysage péri-urbain […]. Nous sommes à nouveau confrontés, par ces images, à l'isolement de l'individu dans la ville contemporaine, dans une étrange atmosphère, presque cinématographique, séduisante et inquiétante à la fois.” Mònica Regàs, extraits d'Anna Malagrida, fotografías e instalaciones, Actar 2006. "Je photographie la ville dans son intimité, la vie des immeubles à la tombée du jour, des scènes autour des villes. Dans mes images il y a des personnages isolés, chez eux ou dans le paysage de la périphérie urbaine. Photographier l'intime c'est s'exposer au paradoxe de l'image, révélatrice et cachée, en renvoyant à un certain regard voyeuriste de notre société. Entre la fiction et le documentaire, mes images tentent de s'approprier du réel pour mieux scruter l'imaginaire. La photographie est pour moi un lieu de transformation du regard et de construction de soi."

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Photographe(s)

Anna Malagrida

Galerie le Lieu, Maison de la mer
Quai de Rohan
56100 Lorient 
France

Voir tous les lieux

Du 04/05/2007 au 10/06/2007

Statut : expositions terminé











 




Des photos montrent des hommes mutilés, des dos brûlés, des corps couverts de ces affreuses tumeurs cutanées qu'on appelle des chéloïdes.
Simone de Beauvoir   














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