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Rubrique(s) : expositions, > Jacques Damez à La galerie Le Réverbère


Jacques Damez à La galerie Le Réverbère
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Le 2011-10-05 18:22:57

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g Jacques Damez Lʼinvention de lʼexposition, avant que lʼaccrochage ne lui donne une forme, est une mythologie travaillée par les voiles sombres du secret. Un vent dangereux, chargé dʼune multitude dʼimages occultes, coupe le souffle et altère la perception. Il faut réaliser de nombreuses volte-face pour se trouver dos au flux et, dans la force du fragile, opérer des choix. Il faut du temps pour établir, pour extraire le grain à grain, le gris à gris du passage de lʼombre qui, de photographie à photographie, ouvrir lʼintime croisement de la matière chimique (les photographies) et de sa fiction (lʼexposition). Cʼest ici que lʼhistoire rejoint la fiction, elle est je, cette première personne du récit, qui définit la vision. Comme un langage propre, son souffle expectore des images, organise les règles et la distribution de ses acteurs. La fragilité est sans cesse à lʼoeuvre : chaque photographie, mot, titre, remet en question lʼensemble, et pourtant lʼexposition nʼest jamais que la ponctuation dʼune proposition, cʼest un inachèvement qui se donne lʼair dʼun achèvement. Jʼai alors eu envie, en regroupant trois histoires aux titres différents, de conjuguer plusieurs temps à plusieurs personnes pour que la poétique de leur(s) battement(s) prenne la parole. Tombée des nues... est une mise à lʼépreuve des épreuves, chaque photographie essayant dʼépuiser les possibilités dʼarrangement du corps dans son espace et, dans le même temps, de former un corpus. Lʼensemble de nus, ici exposé (2002- 2007), montre la nécessité de regarder en face, de ne pas détourner les yeux, de ne pas maquiller lʼidée quʼil y a, à lʼintérieur du corps regardé, un sexe, une bouche d'ombre qui, à lʼopposé du reste du corps, fuit et repousse la lumière. Ce lieu, sans confins, est la diagonale du fou qui parcourt la photographie de nu. Je nʼai pas dʼenvie de voir, mais un désir fou de regarder, et cela explique le fait que je ne donne pas de consignes aux modèles : je me poste simplement face à elles pour saisir les images des postures quʼelles mʼoffrent. La nuit des treize lunes (1994), est une année, où, au gré des disponibilités de mes soirées, jʼai photographié ma fille, Alice, dans son sommeil. Cet enregistrement répété ne varie que par le changement de postures, de vêtements, de draps, lʼabandon et la mort imagés, eux, ne changent pas. Un enfant qui dort, immanquablement, me renvoie à lʼangoisse, il faut que je vérifie son souffle, le photographier me rassure. Lʼannée de ces photos fut une année à treize lunes, je ne lʼai su que bien après que le titre ait été trouvé pour éclairer mes nuits noires. La couleur du noir et blanc (2006-2007), est un prolongement de Tombée des nues..., une recherche sur la juxtaposition et la confrontation des noirs et blancs, sur les vibrations entre le corps et le tissu de soie sur lequel il sʼinstalle, entre les images réunies pour former une même proposition. Cʼest lʼexpérience des regards : regard dʼensemble lui-même organisé par un ensemble de regards particuliers. Un même corps devant un même fond est photographié tantôt de très près, tantôt dans son ensemble. Ce morcellement offre des états du regard aux natures différentes, pour être finalement réunis en une seule oeuvre, composite, où toutes les vibrations se mettent en écho pour brouiller et déstabiliser nos certitudes face au sujet photographié : la photographie est une autre ! Jacques Damez, le 17/02/2007.

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Mots clés / Tags : ra, photographie, ma, ensemble, corps, ai, images, da, face, faut, temps, photographia, anna, exposition, donne, souffle, proposition, lunes, grain, gris,

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Photographe(s)

Jacques Damez

Galerie Le Réverbère
Rue Burdeau, 38
69001 Lyon 
France

Voir tous les lieux

Du 05/05/2007 au 13/07/2007

Statut : expositions terminé











 




Vivre, la vie. et la mort. l'amour pour la vie et la mort. c'est une photographie.
Nobuyoshi araki   














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