inscrivez-vous Pas encore membre ? Inscrivez-vous | Connexion Connectez-vous

 
Rubrique(s) : expositions, > Inde des sens


Inde des sens
+0
moins
plus


Le 2011-10-05 18:29:09

Partager:


g Inde des sens , Images et parfums Photographies deVéronique Durruty et Patrick Guedj A l'espace Asia 5, rue Croix Baragnon , Toulouse. Du 12 octobre au 11 novembre 2006 Vernissage le jeudi 12 octobre 2006 à partir de 19 heures en présence des artistes…. Service de Presse Cécile Bigeon Tél : 01 45 66 69 24 et 06 80 89 64 34 Email : cecilebigeon@free.fr Exposition Inde des sens , Images et parfums Véronique Durruty et Patrick Guedj ont fait un drôle de voyage en Inde. Il y ont pris des photos en regardant avec leur nez. Lorsqu'une image n'était pas odorante, il fallait l'oublier… ou bien tourner autour, respirer mieux, cadrer différemment, pour qu'elle le devienne. Au retour, il sont allés voir les « nez » de Firmenich, qui comptent parmi les plus grands du monde ( flowerbykenzo, CK1 de Calvin Klein, La Cologne de Mugler…) et ils leur ont demandé d'inventer des fragrances inspirées de ces photos olfactives de l'Inde. Ainsi sont nés 6 parfums l'odeur de l'eau par Alberto Morillas, une fragrance inspirée des photos du fleuve où l'on se baigne, lave son linge, porte les offrandes, parfum de femme par Joseph Limarcher, les fleurs dans les cheveux, les huiles ayurvédiques, le soleil sur la peau, des notes vertes par Alberto Morillas, un parfum né des photos de la campagne indienne, du ciel, du vert fluo des rizières et des feuilles, volutes de chaya par Joseph Limacher, le temps de la pause, l'odeur du thé aux épices mélangé aux effluves des beedies, marché aux odeurs par Nathalie Lorson, les couleurs et les parfums éclatent, juxtaposant épices et légumes, mangues et roses fraîches l'odeur du sacré par Alberto Morillas, celle du clair-obscur des temples et du trop-plein d'offrandes exposés avec les images qui les ont inspirés à découvrir à l'espace Asia, dans une exposition où couleurs et senteurs s'entrechoquent et se répondent pour un voyage polysensoriel. «Ce voyage dans les parfums de l'Inde, nous l'avions préparé pendant des mois. Maintenant, depuis le quai numéro huit, à Delhi, où l'on attend le Coromandel express, on se nous revoit à Paris, évoquant les thèmes olfactifs possibles, discutant des correspondances entre parfums et couleurs, cherchant des passerelles scientifiques, subjectives ou sensorielles, pensant à ce qu'il nous faudrait « couvrir » pour être exhaustif, crédibles, sur cet immense sujet, les parfums de l'Inde, faisant les rats de bibliothèque et fréquentant plus que de raison des restaus indiens de France pour humer une pré-Inde, s'entretenir avec les propriétaires des sensations de leur pays en odeurs. Depuis notre quai numéro huit, on se revoit établir un plan de route, des parcours très clairs, faire ressortir les idées fortes, celles à côté desquelles il ne faudrait pas passer, sous peine de rater notre histoire. Pourtant, on avait le sentiment de connaître si bien l'Inde. Alors, pour préparer notre safari olfactif, il suffisait d'être clair, précis, rigoureux, organisé, il suffisait d'anticiper, avec une solide culture du voyage. Depuis notre quai de Delhi, on se revoit, avec nos plans sur la comète, négliger l'essentiel. L'Inde ne se prépare pas, elle s'aborde avec candeur, avec oubli, oubli de nos réflexes, oubli de nos voyages antérieurs – y compris et surtout en Inde -, oubli de la performance photographique, pour se laisser aller à ce nouveau voyage, comme si c'était le premier, comme si l'Inde jamais n'allait sentir ce que l'on attend d'elle. Il ne faut rien attendre de l'Inde, sous peine de n'y rencontrer que ce qu'on a vite oublié de retour en France. Les chefs de gare englués dans un mutisme détaché, les blattes parcourant les épaules d'un rêveur endormi par terre, les oiseaux verts encastrés dans le ciel de plomb, perchés sur des fils électriques fléchis, les serpillières moisiesremplissant les petites mains d'enfant nettoyant la table des grands, dans les restaurants où l'on a maintes fois laissé pour compte notre estomac broyé. Alors je me dis que, pour les voyageurs égoïstes que nous sommes, la seule Inde possible est celle de l'errance. Les images viendront à nous, les parfums viendront à nous. Ce travail raconte l'errance à laquelle nous nous sommes finalement soumis, sans carte, sans montre, humant comme des gosses les images en mouvement, photographiant les odeurs, évitant la puanteur, évitant en tout cas de l'enregistrer, renonçant à nos idées sur la question, pour se laisser dicter par l'Inde les réponses qu'elle voulait bien nous donner aux question que nous ne lui avions jamais posées. C'est alors qu'elle s'est légèrement mise à nu, devant nos yeux et sous notre nez, prête à nous gratifier de sa présence, des rêves qui existent, qui se croisent au coin des rues, des marchés et des temples, dans les campagnes et les bateaux, l'Inde des fleurs, des sourires, des peaux huilées, des épices brutes et criantes, des vétivers secs, du santal, des bois fumés doux et des fleurs de frangipanier. Mais si : l'Inde est belle, l'Inde sent bon. » Véronique Durruty et Patrick Guedj.

   Réagissez à cet article


Pseudo


Email (Confidentiel)


Commentaire




Code de validation






Mots clés / Tags : inde, parfums, pra, ra, voyage, images, oa, si, va, oubli, photos, bien, odeur, na, inspira, nez, alberto, fleurs, revoit, alors,

Partager:

Permalien :


  Articles dans la même rubrique
  Hell Raisers à la Galerie Les Filles du Calvaire

Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...

    Lire la suite



  « L'émouvantail », le conte photographique de Stéphane Fedorowsky

Le conte photographique l’Emouvantail, se veut être « l’Echo » d’une histoire d’amour entre un épouvantail etune jeune femme, la Dame de l’O qui pourrait être celle de chacun d’entre nous… Mais pas seulement…

Souvent associé à un personnage eff...

    Lire la suite



  Un centre d'essai éphémère Olympus au coeur de Paris

 

Olympus installe un centre d’essai éphémère au cœur de Paris pour faire tester son nouvel hybride haut de gamme.
 
Au mois de juin, l’équipe d’Olympus investit la magnifique cours du Marais, au cœur de Paris, en installant un centre d’essai entièrement dédi&eac...

    Lire la suite


  Hans Steiner, "Chronique de la vie moderne"

Créée par le Musée de l’Elysée à Lausanne, l’exposition Hans Steiner Chronique de la vie moderne a été présentée à la Fotostiftung de Winterthour, à la Médiathèque Valais-Martigny et au Museo Villa dei Cedri de Bellinzona.



    Lire la suite



  Mouna Saboni, "Je voudrais voir la mer" à la galerie Annie Gabrielli

Mouna Saboni est d'origine bretonne, de mère française et de père marocain. Elle a 23 ans et termine sa troisième année à l’ENSP d’Arles.
Je voudrais voir la mer est présentée dans le cadre du festival des Boutographies, Rencontres Photographiques de Montpellier dédiées aux jeunes photographes. La série sél...

    Lire la suite



  Awol Erizcu s'expose chez Hasted Hunt Kraeutler

Awol Erizku's photographs reference classical art works to include models of color in order to emphasize, and draw attention to the lack of racial diversity represented in art history.

 

Erizku creates images such as, Girl with a Bamboo Earring, 2009 in which he repl...

    Lire la suite



  "Dead Cities" à la galerie melanieRio

L’exposition traite de la ville et de sa disparition, sujet du livre de Mike Davis, «Dead cities», fil conducteur de cette exposition.

Thèmes de prédilection du cinéma, de la bande dessinée et de la littérature souvent abordés sous le prisme de la science fiction, ...

    Lire la suite



  Helmut Newton : White women / Sleepless nights / Big nudes

Originally conceived for and presented at the Museum of Fine Arts Houston, the upcoming exhibition at the Helmut Newton Foundation is dedicated to Newton’s first three legendary publications. The motifs published in the books have been transformed into exhibition prints. During Newton’s lifetime, these photographs bordering between fashion and nude ph...

    Lire la suite



 


Photographe(s)

Véronique Durruty

Espace Asia
5, rue Croix Baragnon , Toulouse.
  


Voir tous les lieux

Du 12/10/2006 au 11/11/2006

Statut : expositions terminé











 




En quoi consiste la photogénie? c'est la faculté de produire des photos qui vont plus loin que l'objet réel.
Michel tournier   














     Inscrivez-vous


     Dès maintenant et restez informé
     de toute l'actualité photo !