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L'Envers par Jocelyne Alloucherie au Centre culturel canadien
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Le 2011-10-05 18:29:09

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g Vernissage le mardi 6 juin 2006 de 18h00 à 20h30 en présence de l'artiste Jocelyne Alloucherie, L'envers, n° 2, 2004-2005 Courtesy Galerie Françoise Paviot, Paris Depuis plusieurs années, la photographe, sculpteur, et artiste conceptuelle Jocelyne Alloucherie met en question le rapport entre le lieu d'exposition et l'observateur à travers la disposition d'éléments sculpturaux (souvent très volumineux) et d'images photographiques, tout en proposant une réflexion sur la relation complexe qui se joue pour chacun entre la perception de l'espace physique et les lieux plus intimes de l'espace mental, dans les trafics subtils qui ont cours entre l'imaginaire collectif et l'imaginaire individuel. Son Å“uvre invite à une expérience esthétique ancrée à des formes dépouillées, suggestives, tendant vers l'abstraction, façonnées par une approche minimaliste qui cherche à libérer l'oeuvre de tout rapport anecdotique au réel. Née en 1947 au Québec, Jocelyne Alloucherie développe depuis trente ans une pratique artistique d'une cohérence remarquable qui est internationalement reconnue et a été maintes fois célébrée par des prix pretigieux (Prix Paul-Emile Borduas, prix d'excellence du Québec en arts visuels, 2002 ; Prix du Gouverneur Général du Canada, section des arts visuels et arts médiatiques, 2000 ; Prix Martin Lynch Stanton, Conseils des Arts du Canada, 1987). Très présente en Europe, elle a beaucoup exposé en Italie et en France où elle est représentée par la galerie The Box (Turin) et la Galerie Françoise Paviot (Paris). Dans le cadre de Francofffonies ! le Festival francophone en France et à l'occasion de la participation importante de Jocelyne Alloucherie à La Biennale Urbi & Orbi à Sedan du 9 juin au 2 juillet, le Centre culturel canadien est très heureux de présenter, en collaboration avec la Galerie Françoise Paviot et pour faire suite au projet réalisé pour la galerie Nuova Icona, L'Envers, une Å“uvre récente et inédite en France, exposée pour la première fois en octobre et novembre 2005 dans l'Oratorio San Ludovico à Venise. Constitué de cinq photographies et de cinq lampadaires (suggérant par leur fome et leurs proportions les traditionnels supports de flambeaux que l'on trouve dans les églises vénitiennes), l'installation présente une composition d'une grande subtilité visuelle en forme de contrepoint entre des sources de projection et des ombres projetées. Monumentales et simplement posées à même le sol, images non précieuses exposant pourtant leur support matériel (la photographie elle-même) à travers la mise en scène de leur support de projection (le mur qui reçoit les ombres projetées d'arbres et de feuillages), les objets photographiques de L'Envers sont accompagnés d'étranges réverbères qui ne les éclairent guère mais produisent un singulier effet de présence humaine. Sans créer d'opposition, et en misant plutôt sur des effets de renversement et de complémentarité, engendrant des glissements de sens et ménageant de fines ouvertures, L'Envers est une représentation de la lumière et des temporalités qui y sont associées : le passage du jour (de la lumière naturelle) à la nuit (impliquée par la lumère artificielle) passe par la fixation des moments de la journée que traduisent les ombres variant en longueur et en intensité. Ces ombres, silencieuses, délocalisées, enveloppantes, fascinantes, révèlent le paradoxe d'une présence absente, celui de l'individu qui regarde, figure du spectateur invisible mais suggéré comme un être solitaire et contemplatif. Les lampes sculpturales mais aussi fonctionnelles, évocatrices des lampadaires modernes de nos cités, seraient les relais de cette présence absente, des éclaireurs relativement froids qui dissipent l'idée d'un monde onirique et inquiétant de la nuit et des ombres pour y substituer celui de la vie commune, urbaine, active, efficacement protégée par le contrôle d'un éclairage public qui se veut également esthétique. « Les ombres racontent un état précaire des choses ; une notation des jeux de la lumière diurne donnée dans l'exploration furtive d'un lieu, une séquence qui serait d'ordre assez général pour être partagée. La généralité est unequalité qui se fonde dans le temps avec certaines habitudes culturelles de vivre, de construire et d'habiter. Elle possède un registre temporel plus largement étendu que le stéréotype….L'inclusion, dans une Å“uvre, d'un niveau de référence général qui en constitue à la fois l'accès et l'ouverture, n'est jamais une préoccupation simple ou arbitraire. Cela s'arrête par approximation, lentement, patiemment, comme si l'on marchait sur une corde raide. La littéralité reste toujours le piège. Il se profile ici une exigence terrible que peu de gens soupçonnent : plus une Å“uvre se veut ouverte, plus ses composantes appellent à la pertinence des choix qui la mettent en forme. » (Jocelyne Alloucherie, « Notes de l'atelier, de mars à juin 2005 », Jocelyne Alloucherie : L'Envers/Inside Out/A Rovescio, Nuova Icona : 2005, p. 3). À l'occasion de l'exposition, et en collaboration avec la Galerie Françoise Paviot, le Centre culturel canadien a produit une édition de six cartes reproduisant les photographies e l'exposition L'Envers de Jocelyne Alloucherie. Un catalogue trilingue, édité par la Galerie Nuova Icona de Venise, accompagne l'exposition et est disponible sur demande.

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Photographe(s)

Jocelyne Alloucherie

Le Centre culturel canadien
5, rue de Constantine
75007 Paris 
France

Voir tous les lieux

Du 07/06/2006 au 23/09/2006

Statut : expositions terminé











 




Les femmes c'est comme les photographies: il y a un imbécile qui conserve précieusement le cliché, pendant que les gens d'esprit se partagent les épreuves.
Henry Becque   














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