Alexeï Vassiliev ne donne jamais de titres à ses photos. Il nous laisse seuls face à leur univers secret où surgissent dans le trouble et l'urgence d'instants infimes des êtres qui semblent insaisissables. Nimbés d'énigme, délestés de la moindre trivialité et par-là même dévolus à l'essentiel, ces personnages paradoxaux feignent de s'évanouir pour mieux imposer leur présence aléatoire. Ils oscillent sans cesse entre apparition et disparition.
Pour exprimer cette hésitation permanente, qui les rend presque hypnotiques, Alexeï Vassiliev, explore le flou jusque dans ses dimensions les plus extrêmes, n'hésitant pas, de temps en temps, à frôler l'abstraction. Jouant tantôt avec la stridence de couleurs nues, tantôt
avec des gammes chromatiques crépusculaires, il laisse parfois les gestes, les visages et les silhouettes se dédoubler ou se démultiplier. Parfois, aussi, il fait courir à ses personnages le risque d'une apparente dilution ou d'un effacement partiel. Mais toujours il les immerge dans
une lumière artificielle insolite qui abolit toute notion de temps et de perspective.
Alexeï Vassiliev ne dit jamais où il prend ses photos. Il lui importe de préserver cette part de mystère. Il explique seulement que tous ses portraits sont réalisés à l'insu des intéressés. Ce sont des inconnus épiés ou croisés. Ils ne posent pas. Ils ne jouent pas. Ils sont tout simplement eux-mêmes lovés dans la poésie de leur vérité insondable.
Ce photographe russe, installé à Paris depuis 12 ans, revendique le caractère plasticien de son travail photographique. Il lui plait d'avoir instauré un dialogue qu'il sait infini avec la peinture et rève d'inscrire sa démarche photographique dans la longue tradition classique du portrait.
vernissage mercredi 17 mai à partir de 18h
Du mardi au samedi de 12h à 19h30
Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...
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