inscrivez-vous Pas encore membre ? Inscrivez-vous | Connexion Connectez-vous

 
Rubrique(s) : expositions, > Photographies de Marc CELERIER « Théâtre urbains »


Photographies de Marc CELERIER « Théâtre urbains »
+0
moins
plus


Le 2011-10-05 18:22:57

Partager:


g Théâtre Urbain Les grandscentres urbains sont les décors souvent grandioses d'une pièce de théâtre, toujours la même depuis des millénaires, au metteur en scène incertain, où l'homme, auteur, acteur, souvent écrasé par sa création, en silence, cherche en vain la sortie.… Marc Célérier A travers cette attention à la photogénie des formes de la ville, le photographe recherche les signes d'une humaine présence . Dans les rues désertées , l'objectif renforce l'atmosphère de silence et d'isolement sitôt qu'il rencontre des groupes humains. L'œil du photographe saisit pourtant à la manière d'un repentir un semblant d'âme errant sur des portraits de passants. L'auteur a conféré, à l'austérité de son sujet, une forme esthétique attachante, son regard photographique est une réflexion sur le temps présent. Robert Pujade Le rideau se lève sur un coup de théâtre.Le décor imposant, par endroit cossu saute aux yeux et envahit l'espace. Il n'est question que de colonnes oubliées, d'immenses bâtiments échoués comme des épaves, d'absurdes structures métalliques attendant de devenir ruines. Le fer et la pierre, éléments d'une modernité dépassée remontent des âges anciens. La scène ainsi saturée, l'acteur, généralement principal, est exilé aux marges. Ce petit rien qu'est un homme limite son rôle à une insignifiante déambulation dans le gris des villes. Dans un état second, il suit les improbables parcours de réseaux labyrinthiques dont il a perdu le plan à la recherche d'une porte de sortie. A l'instar de la photographie primitive, le passant n'a pas marqué suffisamment le pas pour figurer définitivement sur l'image. Ou peut-être, comme sur les clichés d'ATGET, il a été volontairement oublié pour privilégier un décor en passe de disparaître. De cet homme devenu un figurant, un intermittent, la ville conserve uniquement une représentation figée , comme un masque de tragédie, dans cette parade des statues qui semblent prendre une revanche. La vie est passée par là un jour ;il n'en reste que des scories que surveillent à on ne sait quel effet des sentinelles de pierre. Ce théâtre urbain est un théâtre d'ombres. De leurs histoires parallèles, la photographie et la ville entretiennent une vieille complicité. La tendance actuelle penche vers la méfiance et les regards portés aujourd'hui de l'une sur l'autre naviguent entre crainte et indifférence. Marc CELERIER en retient le divorce consommé de l'homme et du milieu urbain qu'il présente comme l'aboutissement d'un lent mais irrémédiable processus. Aux antipodes de la photographie humaniste, son œiljoue la construction contre le constructeur ,malmène les horizons jusqu'au vertige, préfère les façades arrogantes et les esplanades étouffantes. Privilège du metteur en scène, il photographie aussi du silence et lorsqu'un bruit échappe, on le devine blême. Ces tranches de ville fonctionnent comme des métaphores renforçant la dimensiontragique du destin de l'homme qui doit, outre le fait d'être mortel, traîner la faillite de ses avenirs antérieurs. Plus qu'un spleen, il y a de la douleur dans cette esthétique aux parfums de décadence et la photographie de Marc CELERIER délimite l'espace où se joue la chute. Georges Rinaudo

   Réagissez à cet article


Pseudo


Email (Confidentiel)


Commentaire




Code de validation






Mots clés / Tags : da, photographie, homme, ma, tha, ra, pra, ville, sca, marc, urbain, silence, tique, estha, limite, passa, recherche, photographe, oublia, pierre,

Partager:

Permalien :


  Articles dans la même rubrique
  Hell Raisers à la Galerie Les Filles du Calvaire

Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...

    Lire la suite



  « L'émouvantail », le conte photographique de Stéphane Fedorowsky

Le conte photographique l’Emouvantail, se veut être « l’Echo » d’une histoire d’amour entre un épouvantail etune jeune femme, la Dame de l’O qui pourrait être celle de chacun d’entre nous… Mais pas seulement…

Souvent associé à un personnage eff...

    Lire la suite



  Un centre d'essai éphémère Olympus au coeur de Paris

 

Olympus installe un centre d’essai éphémère au cœur de Paris pour faire tester son nouvel hybride haut de gamme.
 
Au mois de juin, l’équipe d’Olympus investit la magnifique cours du Marais, au cœur de Paris, en installant un centre d’essai entièrement dédi&eac...

    Lire la suite


  Hans Steiner, "Chronique de la vie moderne"

Créée par le Musée de l’Elysée à Lausanne, l’exposition Hans Steiner Chronique de la vie moderne a été présentée à la Fotostiftung de Winterthour, à la Médiathèque Valais-Martigny et au Museo Villa dei Cedri de Bellinzona.



    Lire la suite



  Mouna Saboni, "Je voudrais voir la mer" à la galerie Annie Gabrielli

Mouna Saboni est d'origine bretonne, de mère française et de père marocain. Elle a 23 ans et termine sa troisième année à l’ENSP d’Arles.
Je voudrais voir la mer est présentée dans le cadre du festival des Boutographies, Rencontres Photographiques de Montpellier dédiées aux jeunes photographes. La série sél...

    Lire la suite



  Awol Erizcu s'expose chez Hasted Hunt Kraeutler

Awol Erizku's photographs reference classical art works to include models of color in order to emphasize, and draw attention to the lack of racial diversity represented in art history.

 

Erizku creates images such as, Girl with a Bamboo Earring, 2009 in which he repl...

    Lire la suite



  "Dead Cities" à la galerie melanieRio

L’exposition traite de la ville et de sa disparition, sujet du livre de Mike Davis, «Dead cities», fil conducteur de cette exposition.

Thèmes de prédilection du cinéma, de la bande dessinée et de la littérature souvent abordés sous le prisme de la science fiction, ...

    Lire la suite



  Helmut Newton : White women / Sleepless nights / Big nudes

Originally conceived for and presented at the Museum of Fine Arts Houston, the upcoming exhibition at the Helmut Newton Foundation is dedicated to Newton’s first three legendary publications. The motifs published in the books have been transformed into exhibition prints. During Newton’s lifetime, these photographs bordering between fashion and nude ph...

    Lire la suite



 


Photographe(s)

Marc Célérier

La Fontaine Obscure
Impasse Grassi
13100 Aix-en-Provence 
France

Voir tous les lieux

Du 01/02/2006 au 24/02/2006

Statut : expositions terminé











 




Je suis triste de ne pouvoir photographier les odeurs. j'aurai voulu, hier, photographier celles de l'armoire à épicerie de grand-mère.
Jacques-henri lartigue   














     Inscrivez-vous


     Dès maintenant et restez informé
     de toute l'actualité photo !