Exposition de Karine Malatier à la Galerie Françoise Souchaud
Le mardi 25 septembre 2012 08:47:31
« UNE ETOILE BRILLE SUR LE SENEGAL»
Quand l’émotion devient forme
La photographie, pour Karine Malatier, comme pour tous les grands photographes, n’est pas une fin en soi, mais un moyen au service d’une nécessité première: celle de saisir l’émotion produite par la vision fugace et miraculeuse d’une vérité personnelle qui transcende le simple regard et que l’on veut faire partager.
Pour faire partager cette émotion, il faut la mettre en forme et c’est alors que le savoir- faire technique permet de créer son propre vocabulaire plastique et sa propre syntaxe, qui rendent possible l’expression exacte de la vérité sensible, en même temps que son partage et sa compréhension par tous. Et c’est cette intensité de l’émotion qui, toujours, génère le langage ou l’écriture qui conviennent pour l’exprimer.
La force expressive des photographies de Karine Malatier tient dans la sobriété de l’écriture et cette épuration rendue par un noir et blanc qui intensifie le propos, la lumière intérieure et le mystère poétique.
Ici, la beauté formelle des images découle naturellement de la beauté native du sujet, de cette innocence et de cette pureté de cœur des humains blancs ou noirs représentés. Ici, l’intelligence du cœur devient intelligence plastique.
Karine Malatier, «Une étoile brille sur le Sénégal»
Un filet de lumière, un fragment d'espace, un peu de temps… Tels sont les éléments fondamentaux qui font, depuis le début du 19è siècle, l'essence et la magie de la photographie. A l'heure du tout numérique, du flux accéléré des images, ou de l'esthétique plasticienne de beaucoup de travaux photographiques, Karine Malatier opte, quant à elle, pour une certaine forme de simplicité, retournant aux sources mêmes de cet art: sobriété du style, parti pris du noir et blanc, compositions épurées… Elle réalise notamment beaucoup de portraits (genre lui aussi atemporel, tant dans les domaines de la peinture que de la photographie), d'enfants surtout, réussissant à capter chez ses jeunes sujets l'intensité d'un regard, le reflet d'une émotion, le passage évanescent d'une «vérité humaine» sur un visage. Nous sommes là proches de ce que Henri Cartier-Bresson désignait comme «l'instant décisif», cette fraction de seconde où une réalité devient la plus significative d'elle-même et prend toute sa force. Karine Malatier partage aussi le caractère profondément humaniste de Cartier-Bresson, pour qui «photographier c'est mettre sur la même ligne de mire la tête, l'oeil et le coeur… et donc une façon de vivre.»
La logique des émotions
Tristesse, joie, rêverie, détresse, séduction, drôlerie… A Marrakech ou à Dakar, Karine Malatier donne à voir la palette infinie des émotions et des affections humaines. Son travail a d'ailleurs été plusieurs fois récompensé, en 2010 notamment par le premier prix de la Fondation Krys, «la solidarité commence par un regard», présidé par le comédien Jean-Marc Barr. Ce regard sans frontières, Karine Malatier le déploie aussi avec humour, en captant les ombres projetées sur un mur de quelques passants citadinS. Jeux dans le cadre de la réalité et de ses doubles, d'une échelle à l'autre, et des trois dimensions d'un individu aux deux autres dimensions de son éternel poursuivant (cette ombre projetée que l'on dit à l'origine du dessin, et qui est aussi une dimension essentielle de la photographie). A cette saisie du gris des silhouettes sur une surface minérale peut succéder dans son oeuvre, de manière contrastée, une autre série d'images où la photographe surexpose au contraire les surfaces blanches que viennent ponctuer quelques visages ou couvertures de bâtisses ou véhicules.
Résistance des visages
La force d'une image réside dans ses capacités de résistance dans ses multiples significations possibles… Et, par fragments de cor successifs, mêlés à la poussière, Karine Malatier a par exemple réalisé une impressionnante série intitulée «Résiste» où deux lutteurs africains sont en prise l'un avec l'autre. Une puissance des corps qui fait écho, autant que différence, avec la puissance émotionnelle des visages d'enfants de ses portraits qui, elle-aussi, «résiste». Des portraits qui résonnent avec ces mots du philosophe Emmanuel Lévinas: «Le visage se refuse à la possession, à mes pouvoirs. Sans son épiphanie, dans l'expression, le sensible, encore saisissable, se mue en résistance totale à la prise. Cette mutation ne se peut que par l'ouverture d'une dimension nouvelle. En effet, la résistance à la prise ne se produit pas comme une résistance insurmontable comme dureté du rocher contre lequel l'effort de la main se brise, comme l'éloignement d'une étoile dans l'immensité de l'espace. L'expression que le visage introduit dans le monde ne défie pas la faiblesse de mes pouvoirs, mais mon pouvoir de pouvoir. Le visage, encore choses parmi les choses, perce la forme qui cependant le délimite. Ce qui veut dire concrètement: le visage me parle et par là m'invite à une relation sans commune mesure avec un pouvoir qui s'exerce, fût-il jouissance ou connaissance.»
Malgré les apparences, l’acte est photographique. Le protocole est précis, la technique est simple : 2 photographies en surimpression, sans aucun autre artifice. En tant que photographe d’architecture, je photographie volumes, perspectives, espaces, matières... en tant que photographe auteur j’ai souhaité manipuler ces éléments, les ...
Cette année, pour la 9ème édition de la Nuit des Musées, un air d’Orient souffle sur la Base sous-marine. En continuité avec l’exposition en cours, Samer Mohdad, Visions accomplies : les Arabes, rassemblant plus de 100 clichés grand format noir et blanc captés au long de 25 années photojournalisme dans les pays du Proche et du Moyen-Or...
Stefanie Schneider travaille à partir de films Polaroid périmés et prend l’essentiel de ses images dans le désert californien, à Twentynine Palms. Les clichés sont ensuite photographiés à la chambre dans son studio berlinois, afin d’être agrandis. La galerie Catherine et André Hug présente une sélection de photographies de la s...
JANET BORDEN, INC. is pleased to announce MARTIN PARR: USA COLOR, an important retrospective exhibition of photographs by renowned photographer MARTIN PARR. All of these images have been taken in the USA, over a period of almost twenty years.
Parr’s observation is a deadpan look at the styles, the excess, the banality of the culture. He tra...
Le Grand Jury International des « Talents Contemporain 2012 » s’est réuni au centre d’art contemporain de la Fondation François Schneider le 15 mai 2013.
A l’issue des délibérations et le jour de l'inauguration du centre d'art contemporain de la Fondati...
Sous Les Etoiles Gallery is thrilled to present "Nuit Blanche" a series of photographs from Wendy Paton. Nuit Blanche is a collection of the artist’s most recent candid night portraits a contemporary vision of the night; striking, hand printed, large format silver gelatin prints seen for the first time in this solo exhibition. Life-size in d...
Je vais pouvoir tout photographier. Tout, tout. Maintenant, je n'aurai peut-être plus de chagrin de rentrer à Paris, puisque j'emporterai tous les portraits de ma campagne.