Né en 1939 à New York, Joel-Peter Witkin est à l’apogée de sa carrière. Sa mythologie personnelle, son goût de l’art classique, l’audace de ses partis pris en font un artiste unique de la scène photographique mondiale. L’exposition propose un dialogue entre les photographies de Witkin et son choix personnel d’estampes précieuses issues de la collection du département des Estampes et de la photographie.
« La rencontre du sacré et du profane, fondatrice de l’œuvre de Witkin, trouve son équivalence chez les maîtres de l’estampe. L’exposition offre une vision renouvelée de l’œuvre de cet artiste, héritier du romantisme noir.» Bruno Racine, président de la BnF.
Witkin se proclame photographe mais il est aussi dessinateur, peintre, graveur. Il privilégie la photographie d’atelier, met méticuleusement en scène des modèles non professionnels, aux corps parfois abîmés, et qu’il engage au fil de ses voyages. Sans voyeurisme morbide, il propose une réflexion sur la représentation du corps. Réflexion qui s’étend à tous les aspects de la chair, y compris dans la déréliction, la mort, les pratiques érotiques extrêmes. La prise de vue est préparée par des croquis à la précision millimétrique. Witkin produit peu d’images et tire ses épreuves somptueuses en nombre limité. Ses méthodes de tirage, plutôt iconoclastes, font appel à des procédés atypiques mais parfaitement maîtrisés : correction sur le négatif, grattage, déchirure, abrasion, collage, rehauts de peinture ou d’encaustique... Witkin donne à voir un sujet, certes, mais aussi la chair même du médium photographique.
Sa prodigieuse culture artistique et sa maîtrise du vocabulaire plastique se révèlent dans un déploiement extrême, allant de la mythologie antique à la culture populaire américaine, de l’iconographie religieuse à la peinture fin de siècle. Réinterprétation assumée des classiques ou subtile imprégnation, la référence aux grandes œuvres picturales ou sculpturales est une constante. Qu’il s’attache au portrait, au nu ou à la nature morte, son œuvre repose sur deux thèmes fondateurs : l’Éros et le Sacré. La mort, la souffrance, l’extase, de même que la vanité ou l’incarnation : autant de thèmes qui alimentent son imaginaire et qui, subtilement imbriqués, traversent son œuvre. Son choix au sein de la collection de la BnF en témoigne à l’évidence : Dürer, Goya, Ensor, Picasso, Rops et d’autres grands maîtres de l’estampe... Quarante cinq gravures de la Renaissance au XXe siècle sont ainsi exposées en contrepoint de 81 photographies de Witkin. Le visiteur trouve ici l’occasion de mener une réflexion personnelle sur la circulation des formes et des thèmes dans l’œuvre du photographe.
Depuis plus de six ans, le musée du quai Branly propose au public de découvrir des œuvres de photographes contemporains méconnus en Europe grâce à PHOTOQUAI, biennale des images du monde. Longeant les berges de la Seine et se prolongeant dans le jardin du musée, la biennale ...
Doug Rickard’s A New American Picture depicts American street scenes, located using the internet platform Google Street View. Over a four-year period, Rickard virtually explored the roads of America looking for forgotten, economically devastated, and largely abandoned places. After locating and composing scenes of urban and rural decay, Rickard re-photograp...
In vU
Le monstre, c’est le vivant de valeur négative. C’est dans un but purement artistique que j’ai entrepris cette série de photographies, la défiguration, le corps substance, le portrait et la mémoire. Devenues tabou après la première guerre mondiale avec l’apparition des « gueules cassées » et pourtant...
LAURA HENNO MISSING STORIES
Laura Henno, née en 1976, vit et travaille à Paris et à Lille, est lauréate du prix des Rencontres Photographiques d’Arles en 2007.
« Par un recours à la mise en scène, Laura Henno construit des images qui rendent palpables une extrême tension entre ses personnages et une réa...
* « JE VOUDRAIS FAIRE UNE ŒUVRE OÙ J’IRAIS DANS LES ALPES ET PARLERAIS À LA MONTAGNE. LA MON- TAGNE ME DIRAIT DES CHOSES QUI SONT TOUJOURS ET NÉCESSAIREMENT VRAIES, ET JE LUI RÉPONDRAIS DES CHOSES QUI SONT PARFOIS ET ACCIDENTELLEMENT VRAIES. » BAS JAN ADER
The Highline Loft proudly presents Punctuated History, an exhibition of work from New York based artist Elena Lyakir. Punctuated History combines selected photography from the artist's ongoing series with new large-scale photographs from her recent series Dreams, inspired by Sigmund Freud's The Interpretation Of Dreams.
"Hornstandir, extrême
Nord-Ouest de l'Islande.
Nous débarquons au
fond du Fjord Veiðileysufjörður
pour aller à la rencontre des
renards arctiques
qui vivent dans cette région.
Devant cette immensité
désertique et sau...