L’idée d’inviter un photographe est vite apparue comme naturelle : mais, à rebours du choix attendu d’un photographe animalier ou d’un "spécialiste" des monuments renommés, notre choix s’est porté sur un artiste qui propose une vision décalée, personnelle, et finalement plus profonde et juste dans sa relation à Chambord. Le nom de Georges Rousse s’est alors imposé comme une évidence. Grand artiste, infatigable travailleur et arpenteur, il poursuit depuis trente ans une réflexion sur l’espace et la lumière en s’appropriant, de manière éphémère, des sites architecturaux d’exception, délaissés ou sur le point de l’être. Il choisit un lieu et, une fois le point de vue déterminé, en peint murs, sols, plafonds de façon à créer l’illusion que des volumes géométriques simples et monumentaux occupent toute la pièce : cercles, carrés, cylindres, damiers, parfois des lettres, des mots, des cartes, etc. dessinés à l’aide de craies, de peinture, de découpes dans les murs et les planchers ou de structures additionnelles autonomes. Son travail constitue ainsi une intervention sur l’espace, jamais sur la photographie elle-même.
Georges Rousse inscrit ainsi sa trace à travers le point de vue unique du photographe ; il réécrit l’espace comme un architecte, intervient comme un peintre et/ou un sculpteur. Cette œuvre forte et singulière, qui déplace les frontières entre les médias traditionnels, s’est immédiatement imposée dans le paysage de l’art contemporain, suscitant la création du concept de « photographie plasticienne » puisque seule demeure la série d’épreuves photographiques qui permet de garder la mémoire de la structure.
Georges Rousse a passé trois mois au château et présentera au second étage du donjon le travail réalisé dans les différents espaces qu’il a choisis, chacun investi à une saison différente : le comble Dieudonné en janvier, le rez-de-terrasse Dieudonné en juillet et le comble Henri V cet hiver. L’exposition de Chambord présentera, pour la première fois dans la longue carrière de l’artiste, toutes les étapes de son travail : du dessin préparatoire à la photographie en passant par les installations que le public pourra visiter, saisissant ainsi l’écart entre la structure dans l’espace et la bidimensionnalité de la photographie qui en fige la présence. C’est donc une chance unique pour mieux comprendre toute la richesse et la complexité de la démarche artistique de cet artiste. Pendant toute la durée de l’exposition, des visites spécifiques seront proposées au public.
Cette exposition revêt un caractère exceptionnel :
- Georges Rousse est le premier artiste en résidence à Chambord
- C’est la première fois qu’il travaille dans un bâtiment de la Renaissance
- L’artiste expose, pour la première fois, toutes les étapes de son travail (du dessin à la photo tout en passant par les structures, encore présentes et visibles sur le site)
- L’exposition sera accompagnée de visites thématiques permettant de découvrir les trois créations de Georges Rousse (sur réservation – pour adultes et scolaires)
Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...
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