Dans leur collaboration, Olivier Rieu et Cyril Deydier présentent un travail qui se joue de la tradition artistique, et montre ce qui pour eux définit aujourd’hui l’humain. Ils cherchent à créer des pièces de belle qualité esthétique, mais en détournant le contenu qui y est incorporé. Pour cette interprétation de l’individu, ils se centrent sur des photographies où le pétrole est omniprésent, montrant ainsi à quel point cet élément est important dans l’usage quotidien de n’importe quel produit. Face à cette consommation démesurée de "l’or noir", ORCD agissent : grâce à leur travail ils invitent à participer au changement, pour une consommation différente.
Photographie et pétrole
Le pétrole est omniprésent dans notre société. À tel point qu’il est devenu nécessaire au quotidien de chacun. C’est avec cet or noir que les membres de ORCD ont décidé de travailler. L’utilisant comme symbole du consumérisme moderne, Olivier Rieu et Cyril Deydier créent des œuvres provocantes et dérangeantes. Dans leur série de photographies intitulées Affiches, ils détournent les codes des magazines, et prennent la rue comme terrain de jeux de manière à surprendre et questionner. Proche du street art, ces œuvres se jouent du "politiquement correct", pour amener le spectateur à s’interroger. D’autres travaux comme Tea Time, Nouvelle cuisine ou encore Vamos a la playa, sont également basés sur le pétrole. Pour la première fois cette matière fossile se fait peinture. Le pétrole servait déjà à tout, avec l’ORCD il devient maintenant médium de création. Volontairement provocant, le travail de ces artistes est riche d’un humour corrosif qui ne laisse personne indifférent.
Meat Market
Six panneaux muraux, pour exprimer les six milliards d’individus que nous sommes encore pour quelques semaines. Des bouts de murs, recouverts de carrelage. L’intention est d’évoquer les parois d’une boucherie. Un crochet est suspendu en haut des pièces. Y pend une carcasse humaine, tatouée comme le sont les bestiaux. Mais ici, c’est un label alimentaire qui estampille ces troncs. Des corps salis, dégoulinant d’une matière liquide, et sérigraphies sur une taule rouillée. Les artistes donnent à voir le Monde comme une boucherie, un monde qui met en vente des individus par la surexploitation des marchés. Le mot "soldes", écrit dans différentes langues, renforce cette idée. Ecrit en Hébreux sur un morceau d’humain, ce dernier, estampillé hallal, évoque la difficile situation du Moyen-Orient. Le label « dolphin safe », en reflet à une écriture japonaise apposée sur un corps transsexuel, évoque un corps irradié. Par l’utilisation de différentes langues pour ces tatouages, les artistes rendent compte du commerce non équitable de denrées, qui ne respectent ne l’agriculteur, ni son environnement.
Arrive ensuite une seconde lecture, voulue par les artistes : présenter ces carcasses comme des vêtements bradés. Le carrelage, recouvert d’une jolie couche de peinture, rappelle celle des boutiques. Mais cette peinture de fond est faite de métal, comme une référence directe aux sous-sols des états pauvres que certaines nations vident. Les six pièces, posées à terre, seraient des tombes où repose le résultat de cette surexploitation de nos milieux…
Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...
Le conte photographique l’Emouvantail, se veut être « l’Echo » d’une histoire d’amour entre un épouvantail etune jeune femme, la Dame de l’O qui pourrait être celle de chacun d’entre nous… Mais pas seulement…
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