Rétrospective du travail de Georges Vercheval au Musée de la Photographie
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Le 2012-05-17 11:31:07
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L’ordre des choses : Photographies 1958-1988
La fondation en 1987 du Musée de la Photographie a quelque peu éclipsé l’œuvre photographique de Georges Vercheval. L’implication dans le projet muséal du photographe et de son épouse, Jeanne, a occulté en effet un travail entamé au début des années soixante et que peu de gens ont perçu dans son ensemble, n’ayant souvent qu’une vision fragmentaire de certains chapitres, telles les séries des Terrils ou des Fenêtres. Construit par thématiques, et essentiellement réalisé en noir et blanc, le travail de Georges Vercheval ne forme pas pour autant une œuvre éparse. Une même cohérence formelle relie ces séries, leur conférant une approche originale, qu’il s’agisse du regard porté sur le paysage, l’espace urbain, la géométrisation de l’objet ou la capture du temps. Un ouvrage de 160 pages abondamment illustré accompagne l’exposition. Il reprend des textes de Pool Andries, Xavier Canonne, Emmanuel d’Autreppe et Christine De Naeyer.
Georges Vercheval, né à Charleroi en 1934, a étudié la photographie à Vevey, en Suisse, le dessin et la peinture à l'Académie des Beaux-Arts de Charleroi. A côté de quelques années de pratique photographique et d’une activité importante sur le plan créatif (nombreuses expositions en Belgique et à l'étranger), il enseigne la photographie puis l'histoire de la Photographie dès 1961, notamment à l’Ecole d'art de Maredsous, à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, à l’Institut des Arts de Diffusion à Bruxelles, à l’Académie des Beaux-Arts de Charleroi, à l’Ecole nationale supérieure des Arts visuels La Cambre, à Bruxelles. Il crée l'association Photographie Ouverte en 1979 et fonde le Musée de la Photographie à Charleroi qu'il dirige jusqu'en mars 2000. Georges Vercheval est membre de l'Association européenne pour l'Histoire de la Photographie, d'Oracle, de la Libre Académie de Belgique et de Culture et Démocratie.
Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...
Le conte photographique l’Emouvantail, se veut être « l’Echo » d’une histoire d’amour entre un épouvantail etune jeune femme, la Dame de l’O qui pourrait être celle de chacun d’entre nous… Mais pas seulement…
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Aujourd'hui, ma photo est une réflexion qui se concrétise dans l'action et aboutit à une méditation. La
spontanéité - le moment suspendu - intervient pendant l'action, à la prise de vue. Une réflexion sur le
propos la précède. Une méditation sur la finalité la suit. C'est là, pendant ce moment exaltant et fragile,
que s'élabore la véritable écriture photographique : la mise en séquence des photos. Le souffle de
l'écrivain est alors nécessaire à cette entreprise. Le photographe, n'est il pas celui qui écrit avec la
lumière ? Mais à la différence de l'écrivain qui possède son verbe, le photographe est, lui, possédé par sa
photo, par la limite du réel qu'il doit transcender pour ne pas en devenir prisonnier.