Vingt ans, quasi jour pour jour après la dislocation de l’Empire soviétique, l’exposition d’Eric Lusito présente de façon méthodique les infrastructures qui auraient dû permettre à cette société de traverser les siècles. Des frontières préservées par une Grande Muraille de casernes, il ne reste que des paysages de bâtiments démesurés dont le sens est en train de nous échapper comme celui des fossés, des tours de guets, des bouts de murs d’autres époques.
Silencieux, immobiles, comme perdus dans le paysage, ces vestiges, qui inspiraient autrefois respect ou terreur, paraissent aujourd’hui fragiles, friables comme si, laissés à l’abandon leur destin est désormais de disparaître dans la nature. La photographie archéologique d’Eric Lusito n’est pas nostalgique mais elle se double d’une passion pour la collection des affiches, des imprimés, des pellicules laissées dans ces garnisons par un pouvoir soudainement disparu. Parfois, il collecte des images plus intimes, des clichés de familles abandonnées par les derniers occupants. Le dialogue entre ces différentes représentations venant d’un même lieu nous renvoie à la brutalité et à la force du système soviétique que personne ne pensait voir disparaître précipitamment un 26 décembre. Ces images ont un reflet aujourd’hui dans l’éternité vacillante de nos sociétés.
ERIC LUSITO (France - 1976)
Le désir d’explorer les vestiges de l’Union Soviétique a amené Eric Lusito à réaliser sa première série photographique. Il a douze ans quand la télévision retransmet la chute du mur de Berlin. Mais il lui faut attendre encore treize autres années, pour qu’il décide d’abandonner une jeune carrière d’ingénieur commercial pour essayer de comprendre ce qui s’est passé derrière le mur. L’évolution vers un travail photographique à la chambre se fera pas à pas, après un départ sans itinéraire précis, à la recherche des vestiges d’un empire et de ses idéologies.
Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...
Le conte photographique l’Emouvantail, se veut être « l’Echo » d’une histoire d’amour entre un épouvantail etune jeune femme, la Dame de l’O qui pourrait être celle de chacun d’entre nous… Mais pas seulement…
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