En Afrique du Sud, les migrants fantômes de Dale Yudelman
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Le 2012-03-06 11:36:06
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Actuphoto ouvre aujourd'hui sa Carte Blanche au salon Photo Off, qui s'est tenu à la Bellevilloise du 11 au 14 novembre (pour lire notre reportage sur place : http://actuphoto.com/20172-photo-off-une-belle-rencontre-a-la-bellevilloise.html ). En collaboration avec sa commissaire Janette Danel, nous avons choisi de vous présenter une série du photographe sud-africain Dale Yudelman, sensation du salon.
Né à Johannesbourg et entouré de parents créatifs, Dale Yudelman commence la photographie très jeune, guidé par son père. En 1979, à peine sorti de l'adolescence, il devient photographe du journal The Star. Sept ans plus tard, il quitte l'Afrique du Sud pour Londres puis Los Angeles, où il travaille pour de nombreuses publications. Il regagne son pays natal en 1996, après la fin de l'apartheid.
Après avoir collaboré avec l'artiste Arlene Amaler-Raviv, il se nourrit de son passé de journaliste et de son intérêt croissant pour les technologies numériques pour élaborer une démarche d'auteur à l'oeuvre dans ses projets Reality Bites et I am, portrait des réfugiés en Afrique du Sud qu'Actuphoto a choisi de présenter en Carte Blanche. Son travail se nourrit de trente ans d'images et d'une sensibilité aux différentes dimensions de la réalité, que la photographie permet d'explorer.
La série I Am cherche à documenter le parcours personnel d'individus en recherche d'emploi en Afrique du Sud. Ils laissent des affichettes sur les panneaux publics de petites annonces dans les supermarchés du pays, où elles reçoivent de temps à d'autre un coup d'oeil distrait des clients. La plupart des candidats viennent du Malawi et du Zimbabwe. Leur annonce, manuscrite, révèle un premier aspect de leur personnalité, et une fois isolée du tumulte, apparait comme le vecteur des émotions de l'auteur, à la recherche désespérée d'un emploi, souvent prêt à tout pour gagner sa vie. A côté de chaque note, la photographie de Dale Yudelman agit comme un connecteur, un biais vers la réalité immédiate de ces immigrants et leur souffrance.
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