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Surface, Volume et Virtuel selon Raphaël Denis
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Le 2011-12-07 22:57:45

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La galerie sator est heureuse de présenter SURFACE, VOLUME, VIRTUEL, une exposition personnelle de Raphaël Denis du 24 novembre 2011 au 7 janvier 2012.

En proposant un ensemble de plus d’une trentaine d’œuvres, réalisées entre 2005 et 2011 et de différents médiums (photographie, dessin, peinture,objet…), l’exposition s’attache à montrer la diversité et l’engagement de la recherche artistique de Raphaël Denis, son exploration conceptuelle et plastique de l’humain, de sa représentation et de sa place dans les sociétés modernes.

Dans la série de peintures Gare au culte (2005), par une représentation isolée, proche de l’illustration, de symboles religieux ou patriotiques, détachés de leurs contextes signifiants et accompagnés de formules latines où le Verbe devient slogan, Raphaël Denis interroge notre rapport à l’idole et aux dogmes. Leur chromatisme sobre et sans artifice, construit sur des tons gris, noir et blanc neutralise l’objet dans sa portée symbolique.

Dans une démarche de réappropriation, Les Bâillons de la Bienséance (de 2006 à 2008) sont un retirage de plaques photographiques en verre du tournant du XXe siècle que Raphaël Denis modifie par des agents chimiques, des entailles, des frottements ou des rayures, exhumant ainsi des individualités aujourd’hui disparues. En cassant violemment les dogmes stéréotypés de la représentation, il s’approprie une relecture parfois cynique parfois mélancolique de la bourgeoisie fin de siècle qui dans une confrontation moderne avec la peinture cherchait alors dans le medium photographique un nouvel outil de glorification sociale.

Montés sur un socle de bois peint, les Diogènes de Sinope, fils d’une supposée crapule (2009), sont de petites bourses de plastique noir opaque contenant chacune un chèque sans ordre du même montant que le prix de vente et signé par l’artiste. Seule la destruction définitive de l’objet permet d’en récupérer la valeur d’origine, soulignant ainsi l’ambiguïté du rapport marchand à l’objet d’art et posant la question de son statut financier et symbolique.

Be my art collector et Genèse d’une critique (2010-2011) sous la forme de déclarations péremptoires, brutes voire agressives approfondissent sous l’angle de l’humour corrosif le questionnement sur les rapports entre l’artiste, le collectionneur, l’objet et le marché de l’art. Dans une graphie noire, épaisse, parfois maladroite ou libre, les textes s’imposent sur un fond blanc neutre laissant la lettre devenir dessin.

Avec le Tutorial de sculpture contemporaine appliqué à WTB (2010), Raphaël Denis prolonge cette réflexion en détournant la palette de bois, symbole de la mondialisation des échanges marchands pour en faire tant un objet d’art à la compréhension universelle qu’un symbole ironique de la vacuité des sociétés de consommation modernes. Sa réflexion sur la désacralisation de l’objet repose ici sur l’idée d’un mode d’emploi selon l’esthétique et les codes des grandes enseignes de l’ameublement rendant accessible la construction d’une œuvre par tous.

Dans la série photographique Voir comme un sourd (2007-2009) réalisée en Europe, Raphaël Denis propose une errance mélancolique dans les décors urbains où la tristesse, le vide et le froid dominent. Beautiful Suburbs : à la recherche de la tristesse absolue (2010- 2011) en est comme le prolongement francilien. L’idée d’une promenade poétique s’impose à nouveau dans des lieux le plus souvent dépourvus de présence humaine dans lesquels par un regard empathique Raphaël Denis cherche à réintroduire une esthétique de l’ingrat.

La troisième série God Bless The Rednecks (2010-2011) conçue comme un reportage est consacrée aux rêves et aux illusions d’un groupe humain qui dans un espace fictionnel et marginal reproduit dogmes et règles rigides à la gloire des mythes américains.

Editées en collaboration avec le Collectif Anonyme, La Princesse de Clèves et La Recherche du temps perdu (2010-2011) concentrent sur une seule et même page l’intégralité de deux piliers de la littérature française posant la question du support d’une œuvre tant littéraire que plastique, de sa perception rétinienne ou comment l’abstraction pure d’un motif peut révéler en lecture plus poussée un contenu complexe et signifiant. Cette série rappelle également le caractère profondément littéraire de l’œuvre de Raphaël Denis et son approche tant intellectuelle qu’artistique du mot.

 

2010-2011 Tirage lambda et diaporama numérique dans son cadre en plastique, édition de 5 exemplaires

 

2010 tirage lambda sur papier baryté, contrecollé sur dibond, châssis rentrant dimensions selon commande

 

2006/2008 tirage lambda sur papier baryté, éditions variables selon format

 

Vignette et images : © Raphaël Denis



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Photographe(s)

Raphaël Denis

Galerie Sator
8 Passage des Gravilliers
75003 Paris 
France

Voir tous les lieux

Du 24/11/2011 au 7/1/2012

Statut : expositions terminé











 




La mémoire ne filme pas, la mémoire photographie.
Milan kundera   














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