Le 2011-09-14 13:59:14 Partager:
Le 19 juillet, on apprenait que les 3 photographes géorgiens, détenus depuis le 7 juillet à Tbilisi et accusés d'espionner pour le compte de la Russie, avouaient leur faute : collecter des informations sur les agissements du gouvernement pro-occidental géorgien, pour les envoyer ensuite au renseignement militaire russe. (http://pdnpulse.com/2011/07/detained-georgian-photographers-confess-to-spying-for-russia.html) Malgré les critiques de Moscou, qui parle "d'hystérie anti-russe", la réaction des médias géorgiens, dont certains salariés ont manifesté portant des T-shirts frappés du slogan "Pas d'images - Pas de démocratie", et les commentaires des avocats des photographes, qui mettent en doute la validité d'aveux obtenus sous la pression, cet évènement illustre la place conflictuelle des acteurs de l'image d'information, souvent à la croisée du politique et du culturel. Nous avons ainsi choisi de relever des cas récents qui montrent à quel point photographier est aujourd'hui encore un acte militant : ainsi de la photographe iranienne Maryam Majd, emprisonnée depuis la mi-juin en Iran, sans doute pour s'être trop intéressée à la condition féminine (http://pdnpulse.com/2011/07/iranian-photojournalist-who-advocates-for-womens-rights-imprisoned.html). Ou de l'artiste chinois Ai Weiwei, libéré de prison le 23 juin et dont des photos sont aujourd'hui exposées à New York (http://next.liberation.fr/arts/01012346594-des-photos-d-ai-weiwei-exposees-a-new-york). Lui qui a toujours du composer avec l'étranger pour réaliser ses projets et échapper à la censure chinoise vient de se voir offrir une place de professeur à l'université de Berlin. Mais les autorités l'ont assigné à résidence, à Pékin… Militer en photographie, c'est souvent contourner la censure : Shadi Ghadirian s'attaque à la condition féminine iranienne, faite d'interdit et de tâches ménagères, en représentant des femmes voilées dont le visages est remplacé par un fer à repasser, un aspirateur… (http://www.telerama.fr/scenes/21478-teheran_la_derobee.php - vignette, © Shadi Ghadirian). Toujours en Iran, Amirali Ghasemi montre que malgré tous les efforts de l'état pour la brimer, la jeunesse iranienne sait s'inventer l'espace de la liberté (http://foam.org/foam-magazine/portfolios/g/ghasemi-amirali); ces jeunes s'amusent, boivent et dansent, leur identité dissimulée par des espaces blancs, faisant ainsi la nique aux censeurs… Comment oublier, enfin, les printemps arabes encore en cours, dont des images nous parviennent chaque jour et illustrent l'immense courage de ceux qui manifestent au péril de leur vie. Pour Human Right Watch, le photographe Platon a ainsi photographié des manifestants Egyptiens, génération embrasée, et leurs icônes (http://www.newyorker.com/online/2011/08/01/110801_slideshow_egypt#slide=1) ; juristes, enseignants, délégués syndicaux, journalistes, artistes, activistes et simples militants... Ils sont les acteurs d'un changement que les images accompagnent, et qu'elles peuvent servir.
A group of Egyptians in Tahrir Square. © Platon
Antoine Soubrier, le 28 juillet 2011.
Mots clés / Tags :
style, align, text, justify, http, span, ainsi, images, px, hellip, iranienne, juillet, fr, york, photos, encore, new, photographe, malgr, copy, Partager: Permalien :
|
![]()
![]() ![]() ![]()
![]()
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||