inscrivez-vous Pas encore membre ? Inscrivez-vous | Connexion Connectez-vous

 
Rubrique(s) : expositions, > Denis Dailleux et le Ghana, une histoire de liens


Denis Dailleux et le Ghana, une histoire de liens
+1
moins
plus


Le 2011-10-05 18:29:09

Partager:


g

Denis Dailleux vit au Caire depuis 2007, et l’Égypte a été son principal sujet durant une quinzaine d’années. A la recherche de nouveaux territoires, et suivant le fil de sa passion, le Ghana est devenu son second port d’attache, de coeur et de travail. Cette exposition est la première présentation de ce travail en cours, réalisé entre 2009 et 2011. Le magazine 6 mois publiera également en septembre un portfolio de 32 pages sur le Ghana de Denis Dailleux.

«J’avais le désir de commencer quelque chose ailleurs, de différent, un autre rapport aux gens.... être perdu, recommencer, être surpris à nouveau. Parfois, en Égypte, j’ai peur d’avoir tout dit. Quand j’ai vu le livre de Paul Strand, Ghana, il y a quinze ans, je me suis dit que j’irai un jour, sans savoir que ce serait par hasard... J’ai rencontré deux ghanéens qui m’ont ouvert les portes. Le premier c’est Kojo, qui est devenu mon ami et Joseph avec qui je travaille également. Ma découverte du Ghana est liée à l’amitié que j’ai développée avec ces deux personnes, qui sont mes assistants, et surtout mes amis. J’ai besoin de ces liens pour travailler.»

«Je commence à travailler avec les pêcheurs. La culture égyptienne est très croyante et très religieuse, et ici j’arrive dans un endroit où la culture, la religion, est moins présente, et où elle est plus chrétienne que musulmane. C’est un choc pour moi. Ces pêcheurs n’ont pas le même rapport au corps qui est très présent dans mon travail. En Égypte, c’est un corps pudique, alors qu’au Ghana le corps est découvert... Les deux sociétés me fascinent, je passe d’un extrême à l’autre.»

 

© Denis Dailleux

 

Le travail de Denis Dailleux, extrèmement patient et exigeant, se construit sur le long terme. Chaque portrait est le fruit d’une rencontre, parfois d’une amitié. Dans ses photographies, les personnages ont une présence radiante, une dignité que Dailleux reconnaît, sans aucune démagogie, chez les gens modestes, qui sont presque toujours ses modèles. Cette volonté d’aller vers les gens du peuple est une constante de son travail. Lui-même, issu d’une famille modeste de métayers, pense que c’est simplement le fruit d’une identification à sa propre histoire. Il trouve chez les artisans du Caire ou les pêcheurs de James Town le même regard, le même caractère forgé par les difficiles impératifs vitaux, que chez les paysans de son village d’enfance.

Vignette: © Denis Dailleux



   Réagissez à cet article


Pseudo


Email (Confidentiel)


Commentaire




Code de validation






Mots clés / Tags : style, align, text, j, justify, em, dailleux, ghana, ai, travail, denis, span, px, tr, gens, cheurs, corps, chez, gypte, copy,

Partager:

Permalien :


  Articles dans la même rubrique
  Hell Raisers à la Galerie Les Filles du Calvaire

Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...

    Lire la suite



  « L'émouvantail », le conte photographique de Stéphane Fedorowsky

Le conte photographique l’Emouvantail, se veut être « l’Echo » d’une histoire d’amour entre un épouvantail etune jeune femme, la Dame de l’O qui pourrait être celle de chacun d’entre nous… Mais pas seulement…

Souvent associé à un personnage eff...

    Lire la suite



  Un centre d'essai éphémère Olympus au coeur de Paris

 

Olympus installe un centre d’essai éphémère au cœur de Paris pour faire tester son nouvel hybride haut de gamme.
 
Au mois de juin, l’équipe d’Olympus investit la magnifique cours du Marais, au cœur de Paris, en installant un centre d’essai entièrement dédi&eac...

    Lire la suite


  Hans Steiner, "Chronique de la vie moderne"

Créée par le Musée de l’Elysée à Lausanne, l’exposition Hans Steiner Chronique de la vie moderne a été présentée à la Fotostiftung de Winterthour, à la Médiathèque Valais-Martigny et au Museo Villa dei Cedri de Bellinzona.



    Lire la suite



  Mouna Saboni, "Je voudrais voir la mer" à la galerie Annie Gabrielli

Mouna Saboni est d'origine bretonne, de mère française et de père marocain. Elle a 23 ans et termine sa troisième année à l’ENSP d’Arles.
Je voudrais voir la mer est présentée dans le cadre du festival des Boutographies, Rencontres Photographiques de Montpellier dédiées aux jeunes photographes. La série sél...

    Lire la suite



  Awol Erizcu s'expose chez Hasted Hunt Kraeutler

Awol Erizku's photographs reference classical art works to include models of color in order to emphasize, and draw attention to the lack of racial diversity represented in art history.

 

Erizku creates images such as, Girl with a Bamboo Earring, 2009 in which he repl...

    Lire la suite



  "Dead Cities" à la galerie melanieRio

L’exposition traite de la ville et de sa disparition, sujet du livre de Mike Davis, «Dead cities», fil conducteur de cette exposition.

Thèmes de prédilection du cinéma, de la bande dessinée et de la littérature souvent abordés sous le prisme de la science fiction, ...

    Lire la suite



  Helmut Newton : White women / Sleepless nights / Big nudes

Originally conceived for and presented at the Museum of Fine Arts Houston, the upcoming exhibition at the Helmut Newton Foundation is dedicated to Newton’s first three legendary publications. The motifs published in the books have been transformed into exhibition prints. During Newton’s lifetime, these photographs bordering between fashion and nude ph...

    Lire la suite



 


Photographe(s)

Denis Dailleux

Galerie Camera Obscura
268 Boulevard Raspail
75014 Paris 
France

Voir tous les lieux

Du 9/9/2011 au 22/9/2011

Statut : expositions terminé











 




J'espère rester au chômage en tant que photographe de guerre jusqu'à la fin de ma vie.
Robert Capa   














     Inscrivez-vous


     Dès maintenant et restez informé
     de toute l'actualité photo !