inscrivez-vous Pas encore membre ? Inscrivez-vous | Connexion Connectez-vous

 
Rubrique(s) : expositions, > Carlos Freire“Carnets de route, photographies 1978-2005”


Carlos Freire“Carnets de route, photographies 1978-2005”
+0
moins
plus


Le 2011-10-05 18:22:57

Partager:


g Carlos Freire, l'ami du monde réel” texte d'Alain Jouffroy, 2001, Extraits.Carlos Freire regarde le monde comme le miroir de l'âme propre à chacun et photographie le sentiment qu'il a du monde. (...) Manière de marcher, manière de vivre, manière de voir, manière de sentir, dans la perspective individuelle quotidienne de Carlos Freire, ne font qu'un. Il entre d'emblée en liaison avec tout ce que rencontrent ses yeux, dialogue avec tout ce qui l'entoure, entre dans le flux de tout ce qu'il approche, sourit aux sourires, répond à la parole, capte tous les regards entrecroisés, accompagne et berce le monde dans sa pensée affectueuse, voyageuse et voyante. (...) Il traverse la photographie comme on traverse ponts, passerelles, fleuves, océans, ou comme d'autres traversent la poésie, traversent l'histoire, sans en faire un plat, ni une profession, ni même un sacerdoce. (...)Carlos Freire ressemble, en fait, à un homme errant, à un nomade du monde entier, qui se sent partout chez lui, plutôt qu'à un artiste. C'est un créateur. Son oeuvre, qui ne tourne pas autour d'un “moi” fermé, traumatisé, est une quête plutôt qu'une conquête. Suivre son oeuvre, c'est s'initier avec lui, fraternellement, aux secrets de toutes les existences dans ce gigantesque souk qu'est devenu l'univers humain. C'est pourquoi, commencement perpétuel, cette oeuvre, déjà immense, ne peut avoir de fin. Elle nous jette et nous projette dans l'ouverture de l'être : là, ici, partout, puisque c'est partout ici. (...)Il n'y a, dans la vie la plus courante, que des hasards, et les photos de Carlos Freire sont, sans exception, des témoignages, flagrants, de l'existence du “hasard objectif” : son objectif est celui du hasard vécu à tout bout de champ, au sens où nécessité et liberté individuelles y coïncident en toute perfection harmonique, simultanément.Le hasard ? Celui des rencontres capitales, d'abord. Pour le Brésilien Carlos Freire, celle de Francis Bacon, auquel il a consacré une série de portraits révélateurs, dans son atelier et dans les rues de Londres, qui en disent presque autant que sa peinture, celle de Cioran, celle de Roland Barthes, celle de Philippe Sollers, celle de Marguerite Yourcenar, celle de Julio Cortázar, celle d'Iris Murdoch, celle d'Henry Moore, celle de Nathalie Sarraute, celle de Satyajit Ray, celle d'Octavio Paz, celle d'Akira Kurosawa, celle de Lawrence Durrell (...), celle d'une jeune fille de Florence, mais aussi celle d'une très belle femme bouddhiste du Ladakh, avec son beau bébé sur le dos,(...) celle de tous ces Napolitains, avec lesquels Carlos a parlé, discuté, ri, avant de les photographier, comme s'il était napolitain lui-même, depuis toujours, dans leur vie, leurs extravagances très diversement litigieuses, ou exemplaires.Il faut le répéter : jamais de jugement, ni en bien, ni en mal, dans les photos de Carlos. Et, pourtant aucune neutralité, aucune indifférence, jamais : une co-présence entière au monde, un va-et-vient de sympathie et d'empathie en équilibre perpétuel. (...)Lawrence Durrell a écrit qu'on pouvait concevoir les photographies de Carlos Freire comme des “postulats philosophiques ou, si l'on préfère, des poèmes «. Rien de plus juste : elles nous font réfléchir, comme des postulats philosophiques, ou comme des poèmes, ou même les deux à la fois.Carlos Freire, l'ami du monde réel, a ainsi triomphé, sans le dire, sans même le vouloir, de l'odieux nihilisme qui a envahi la terre entière et jusqu'à l'intérieur de nous-mêmes. Il faut lui en être plus que reconnaissant : il nous réconcilie avec cette énigmatique énergie qui hante, partout, tous les corps vivants, alors qu'ils sont, tous, condamnés à plonger un jour ou l'autre dans le néant.

   Réagissez à cet article


Pseudo


Email (Confidentiel)


Commentaire




Code de validation






Mots clés / Tags : carlos, freire, ra, monde, ma, sans, mania, partout, oeuvre, poa, va, hasard, na, traversent, postulats, aucune, philosophiques, celui, font, durrell,

Partager:

Permalien :


  Articles dans la même rubrique
  Hell Raisers à la Galerie Les Filles du Calvaire

Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...

    Lire la suite



  « L'émouvantail », le conte photographique de Stéphane Fedorowsky

Le conte photographique l’Emouvantail, se veut être « l’Echo » d’une histoire d’amour entre un épouvantail etune jeune femme, la Dame de l’O qui pourrait être celle de chacun d’entre nous… Mais pas seulement…

Souvent associé à un personnage eff...

    Lire la suite



  Un centre d'essai éphémère Olympus au coeur de Paris

 

Olympus installe un centre d’essai éphémère au cœur de Paris pour faire tester son nouvel hybride haut de gamme.
 
Au mois de juin, l’équipe d’Olympus investit la magnifique cours du Marais, au cœur de Paris, en installant un centre d’essai entièrement dédi&eac...

    Lire la suite


  Hans Steiner, "Chronique de la vie moderne"

Créée par le Musée de l’Elysée à Lausanne, l’exposition Hans Steiner Chronique de la vie moderne a été présentée à la Fotostiftung de Winterthour, à la Médiathèque Valais-Martigny et au Museo Villa dei Cedri de Bellinzona.



    Lire la suite



  Mouna Saboni, "Je voudrais voir la mer" à la galerie Annie Gabrielli

Mouna Saboni est d'origine bretonne, de mère française et de père marocain. Elle a 23 ans et termine sa troisième année à l’ENSP d’Arles.
Je voudrais voir la mer est présentée dans le cadre du festival des Boutographies, Rencontres Photographiques de Montpellier dédiées aux jeunes photographes. La série sél...

    Lire la suite



  Awol Erizcu s'expose chez Hasted Hunt Kraeutler

Awol Erizku's photographs reference classical art works to include models of color in order to emphasize, and draw attention to the lack of racial diversity represented in art history.

 

Erizku creates images such as, Girl with a Bamboo Earring, 2009 in which he repl...

    Lire la suite



  "Dead Cities" à la galerie melanieRio

L’exposition traite de la ville et de sa disparition, sujet du livre de Mike Davis, «Dead cities», fil conducteur de cette exposition.

Thèmes de prédilection du cinéma, de la bande dessinée et de la littérature souvent abordés sous le prisme de la science fiction, ...

    Lire la suite



  Helmut Newton : White women / Sleepless nights / Big nudes

Originally conceived for and presented at the Museum of Fine Arts Houston, the upcoming exhibition at the Helmut Newton Foundation is dedicated to Newton’s first three legendary publications. The motifs published in the books have been transformed into exhibition prints. During Newton’s lifetime, these photographs bordering between fashion and nude ph...

    Lire la suite



 


Photographe(s)

Carlos Freire

Maison Européenne de la Photographie
5, 7 Rue de Fourcy
75004 Paris 
France

Voir tous les lieux

Du 09/11/2005 au 08/01/2006

Statut : expositions terminé











 




Si vos photos ne sont pas assez bonnes, c'est que vous n'êtes pas assez près.
Robert capa   














     Inscrivez-vous


     Dès maintenant et restez informé
     de toute l'actualité photo !