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MORGANE TSCHIEMBER "Blood Sea"
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Le 2011-10-05 18:29:09

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g Project Room : 24 Septembre - 5 Novembre 2005 Vernissage 24 Septembre 2005 à partir de 18 hoo Diplômé des Beaux Arts de Paris en 2002, Morgane Tschiember poursuit depuis sa carrière à l'étranger. Lauréate du prix Paul Ricard la même année à Paris, elleréalisera plusieurs projets s'inscrivant dans une lignée d'interventions publiques dans le paysage urbain : Affichage 4X3, opération « CHAIR(S) » dans des boucheries Parisiennes, ou encore récemment à Milan, à la Fabbrica del Vapore où elle conçoit un billet d'un euro utilisable dans les libraires durant le temps de l'exposition. L'œuvre de Morgane Tschiember épouse donc de nombreuses formes d'expression : la peinture, la photographie, la vidéo, les installations. Dans « Shimmering substance », Morgane Tschiember cite Pollock : «peu importe la manière dont la peinture est appliqué du moment que quelque chose a été dit ». Matière épaisse et blanche versée puis contenue pour un certain temps dans un pot. Agiter la matière, l'éclabousser, la secouer, la renverser, la projeter contre une surface, (en l'occurrence ici contre sous couvercle). Puis ouvrir le pot afin de découvrir un remplissage indifférencier sur la surface de l'opercule. Peindre, dès lors consiste à supprimertoute hiérarchie entre figure et fond. Il ne s'agit plus de couches mais de strates successives, un palimpseste par un étagement en profondeur. Opérant à présent à distance, tel une photographe, Morgane Tschiember immortalise le sujet, dit phénomène avant que ne s'évapore,ne se dessèchesa peinture. Car s'il en est qui traverse des siècles, celle-ci à peine l'opercule soulevé, disparaît. Il lui faut donc fixer sur un autre support afin de garder la trace de la trace. C'est donc des tirages photographiques qui sont ici présentés comme trace de l'action painting afin que soit conservé l'objet pictural initial. Morgane Tschiember dématérialise d'autre part les formes sévères du minimalisme, se considérant elle-même comme la superposition de deux mouvements complémentaires et non opposés (minimalisme/expressionnisme). Présentant la série «Divagation » où elle dématérialise le carré et l'entoure en le biaisant d'une couleur qui tente de réchauffer celui-ci. Tous identiques, ces volumes carrés au format constant se dé-forment, une réflexion se joue alors sur le mur, supprimant de nouveau toute hiérarchie entre le fond (le mur) et la forme (la peinture). Bichromes, une couleur en directe,et l'autre en différée, encerclant le carré, nous rappelle la nature de la peinture, ces réflexions dans tous les sens du terme…. Ni signe, ni symbole, ces « Divagations » renvoient aux« Shimmering substance » où « voir » consiste à identifier le « faire » Et postons-nous devant ces OEVNI comme devant un fait accompli. Autrement dit, un fait compliqué. Et d'autant plus complexe qu'il requiert notre complicité. Cherchons donc à quoi peuvent bien ressembler ces Oeuvres visuelles non identifiées; non pas cette fois en tant qu'elles réfèrent ou adhèrent au réel ; non ; mais en tant qu'elles s'en (dé)tachent et, telles qu'en elles-mêmes l'(in)visibilité les change, elles divaguent en somme. Autrement dit, cherchons en quoi elles diffèrent – non seulement de la majeure partie des photos en particulier, toutes catégories esthétiques ou callistiques confondues –, mais encore en tant qu'elles résistent au discours dominant sur la photographie et en peinture en général.

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Photographe(s)

Morgane Tschiember

Galerie Catherine Bastide
62 Chaussee de Forest, Vorstsesteenweg
B-1060 Brussels 
Belgique

Voir tous les lieux

Du 24/09/2005 au 05/12/2005

Statut : expositions terminé











 




Une image vaut mieux que mille mots.
Confucius   














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