Avec Robert Doisneau et Willy Ronis, Edouard Boubat est l’un des principaux représentants de la photographie humaniste. Qualifié de « correspondant de paix » (Jacques Prévert) ou plus généralement de « photographe du bonheur », Edouard Boubat nous touche par ses images en noir et blanc. Plusieurs de ses photographies, souvent reproduites, sont devenues des « icônes ». L’occasion de redécouvrir une œuvre pleine de grâce et de poésie !
Son parcours
Edouard Boubat est né en 1923 dans le quartier de Montmartre et mort en 1999 dans le 15 arrondissement de Paris, ville à laquelle, de son propre aveu, « [ses] premiers souvenirs seront fidèles ».Etudiant à l’École Estienne de 1938 à 1942, il s’initie à la photographie dès la fin de la guerre. Dès 1947 il obtient le Prix Kodak, lors d’une exposition au Salon international de la Photographie. Bientôt engagé comme
photoreporter par la revue Réalités, il réalise un de ses premiers reportages sur les artisans de Paris. Par la suite il multiplie les voyages aux quatre coins du globe pour photographier les populations dans leur vie
quotidienne. Durant sa carrière, il expose dans différentes galeries de tous pays.Il reçoit de nombreux prix et récompenses dont le Grand Prix national de la Photographie obtenu à Paris en 1984. Il publie également plusieurs ouvrages, dont « La survivance » qui reçoit le Grand prix du Livre aux
Rencontres d’Arles en 1977.
Ses photos
Les photos d’Edouard Boubat représentent des scènes où son regard de photographe a retenu l’insolite, la beauté inattendue. Elles évoquent le bonheur, la mélancolie parfois, le tout mêlé à un subtil sentiment
d’intemporalité : des gamins en culottes courtes, et bien sûr des femmes, au regard rêveur, aux longues robes flottant dans le vent…, des paysages aussi, les travaux des champs, la rue « merveilleuse avec ses
boutiques, ses copains, ses cris » et quelques natures mortes dans lesquelles jouent les ombres et les lumières. Son œuvre tout entière est consacrée à la célébration de la vie. Dans une approche plus
exigeante, mais non moins émouvante, il s’attache aussi, comme il le dit lui-même, à « tenter de montrer les travaux et les jours ».
« En photo il y a toujours une dimension qui dépasse les apparences […] car la photo n’est pas seulement visuelle, elle est aussi narrative, lyrique» disait-il. C’est cette vision si particulière de la photo que cette
exposition propose de découvrir.»
L’exposition
L’exposition présente les principaux pans de l’activité d’Edouard Boubat, le Paris des années 1950-60, les régions françaises, ses voyages à travers le monde.Parallèlement aux photographies, l’exposition présentera quelques objets, comme des exemplaires de la revue « Réalités », ainsi que quelques-uns des livres réalisés par Edouard Boubat en collaboration avec un écrivain (Antoine Blondin, Michel Tournier).
Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...
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