inscrivez-vous Pas encore membre ? Inscrivez-vous | Connexion Connectez-vous

 
Rubrique(s) : expositions, > Hervé Guibert - Photographe


Hervé Guibert - Photographe
+0
moins
plus


Le 2011-10-05 18:29:09

Partager:


g

Première rétrospective en France de l’oeuvre photographique d’Hervé Guibert, cette exposition regroupe quelques 200 tirages (provenant en grande partie des collections de la MEP) et présente son film, La Pudeur et L’Impudeur.

 

A sa mort, le 27 décembre 1991, Hervé Guibert était salué comme le jeune écrivain libre et flamboyant que son livre A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie venait de rendre célèbre. On indiquait aussi qu’Hervé Guibert laissait une œuvre de photographe reconnue et publiée. Ecrivain, photographe, il était les deux, totalement, auteur à double titre.

 

Sa passion pour l’image, Hervé Guibert l’exprimait dès l’âge de dix-huit ans dans Combat, Had, 20 ans, Cinéma, Les Nouvelles littéraires, qui ouvraient leurs colonnes à ses critiques de film. Son style neuf, l’acuité de ses analyses lui valent en 1977 de commencer une collaboration au Monde qui publiera ses chroniques sur l’actualité photographique et culturelle jusqu’en 1985. La Villa Médicis qui l’accueille en 1987 comme pensionnaire lui permettra enfin de consacrer deux pleines années à son travail personnel d’écrivain et de photographe.

 

Au rayon littérature, Hervé Guibert verra la parution de vingt-et-un essais et romans quand deux publications seulement diffuseront ses images : Suzanne et Louise, roman-photo édité en 1980 pour l’exposition à la galerie Samia Saouma, et aux éditions de Minuit, Le Seul Visage, catalogue de sa rétrospective de 1984 à la galerie Agathe Gaillard. La première monographie d’Hervé Guibert sera posthume. Publiée en 1993 aux éditions Gallimard, elle confirmera que s’il était discret, le photographe n’était pas moins inspiré que l’écrivain.

 

Construite de chambres, ponctuée d’escales, habitée d’êtres aimés, l’œuvre intégralement réalisée avec le petit appareil Rollei 35 donné par un père à son fils franchit sans effort le passage de l’intime à l’universel, aux heures lumineuses des rencontres et des voyages comme aux derniers mois consumés par le sida.

 

 

Cependant, la photographie invente chez Hervé Guibert une ligne narrative plus intime qu’autobiographique, laissant au stylo Montblanc ou à la vieille machine à écrire Royal, figurants intelligents de plusieurs images, le soin de prendre les notes d’un éventuel journal. Entre les objets intimes héros de natures mortes et les amis photographiés au bonheur d’être là, l’autoportrait revient régulièrement, parfois mis en scène. Hervé Guibert était beau, mais son allure élégante l’intéressait moins que le personnage auquel il refusait sa complaisance. Assidu, fidèle, il maintiendra l’exercice jusqu’aux premières atteintes de la maladie. En réalisant le rêve d’adolescent de faire du cinéma, La pudeur et l’impudeur, son premier et unique long-métrage, prendra le relais de la photographie pour livrer la chronique d’une déchéance physique, suivie jusqu’au mois de mars 1991.

 

Les images exposées sur tout le deuxième étage de la Maison européenne de la photographie font partie de la sélection définitive qu’Hervé Guibert avait faite pour son œuvre de photographe. De l’Autoportrait de 1976 contemporain de La Mort propagande à la planche contact du Dernier film de 1991, sa manière sobre pré- cieuse ne varie guère et on chercherait en vain dans ces tirages une recherche formelle ou un effet photographique, comme si, au lieu de s’en nourrir, le style devait servir les «beaux moments» qui comptaient d’abord dans sa vie.

 

 

 

Hervé Le Goff



   Réagissez à cet article


Pseudo


Email (Confidentiel)


Commentaire




Code de validation






Mots clés / Tags : font, em, style, align, div, justify, span, color, normal, margin, weight, cm, bottom, herv, guibert, sans, size, face, serif, arial,

Partager:

Permalien :


  Articles dans la même rubrique
  Hell Raisers à la Galerie Les Filles du Calvaire

Une Ford Pick-up, une Pan/Shovel 66, une Custom 2004 (Jeffrey), une Triumph 69 (Vince), une El Camino 64, une Bel Air 65 (peinte par Vince), une Duo Glide 62, une Comet (qui appartenait à Steve Mc Queen), une Special Construction 2000 (toutes, OM), une Harley 1969, une Dyna 2003 (Wes),une Pan 59, une Pan 62, une Pan 65 (John Copeland), une Sportster 68 (Dr...

    Lire la suite



  « L'émouvantail », le conte photographique de Stéphane Fedorowsky

Le conte photographique l’Emouvantail, se veut être « l’Echo » d’une histoire d’amour entre un épouvantail etune jeune femme, la Dame de l’O qui pourrait être celle de chacun d’entre nous… Mais pas seulement…

Souvent associé à un personnage eff...

    Lire la suite



  Un centre d'essai éphémère Olympus au coeur de Paris

 

Olympus installe un centre d’essai éphémère au cœur de Paris pour faire tester son nouvel hybride haut de gamme.
 
Au mois de juin, l’équipe d’Olympus investit la magnifique cours du Marais, au cœur de Paris, en installant un centre d’essai entièrement dédi&eac...

    Lire la suite


  Hans Steiner, "Chronique de la vie moderne"

Créée par le Musée de l’Elysée à Lausanne, l’exposition Hans Steiner Chronique de la vie moderne a été présentée à la Fotostiftung de Winterthour, à la Médiathèque Valais-Martigny et au Museo Villa dei Cedri de Bellinzona.



    Lire la suite



  Mouna Saboni, "Je voudrais voir la mer" à la galerie Annie Gabrielli

Mouna Saboni est d'origine bretonne, de mère française et de père marocain. Elle a 23 ans et termine sa troisième année à l’ENSP d’Arles.
Je voudrais voir la mer est présentée dans le cadre du festival des Boutographies, Rencontres Photographiques de Montpellier dédiées aux jeunes photographes. La série sél...

    Lire la suite



  Awol Erizcu s'expose chez Hasted Hunt Kraeutler

Awol Erizku's photographs reference classical art works to include models of color in order to emphasize, and draw attention to the lack of racial diversity represented in art history.

 

Erizku creates images such as, Girl with a Bamboo Earring, 2009 in which he repl...

    Lire la suite



  "Dead Cities" à la galerie melanieRio

L’exposition traite de la ville et de sa disparition, sujet du livre de Mike Davis, «Dead cities», fil conducteur de cette exposition.

Thèmes de prédilection du cinéma, de la bande dessinée et de la littérature souvent abordés sous le prisme de la science fiction, ...

    Lire la suite



  Helmut Newton : White women / Sleepless nights / Big nudes

Originally conceived for and presented at the Museum of Fine Arts Houston, the upcoming exhibition at the Helmut Newton Foundation is dedicated to Newton’s first three legendary publications. The motifs published in the books have been transformed into exhibition prints. During Newton’s lifetime, these photographs bordering between fashion and nude ph...

    Lire la suite



 


Photographe(s)

Hervé Guibert

Maison Européenne de la Photographie
5, 7 Rue de Fourcy
75004 Paris 
France

Voir tous les lieux

Du 9/02/2011 au 10/04/2011

Statut : expositions terminé











 




Faire rire les gens est l'une des plus parfaites réussites qu'on puisse espérer.
Elliott ERWITT   














     Inscrivez-vous


     Dès maintenant et restez informé
     de toute l'actualité photo !