inscrivez-vous Pas encore membre ? Inscrivez-vous | Connexion Connectez-vous

 
Rubrique(s) : expositions, > Kühn Heinrich au Musée de l'Orangerie


Kühn Heinrich au Musée de l'Orangerie
+1
moins
plus


Le 2010-11-01 23:14:04

Partager:


g

Cette exposition est organisée par l'Albertina de Vienne en collaboration avec les musées d'Orsay et de l'Orangerie à Paris et le musée des Beaux Arts de Houston.

Créer des photographies dont la valeur artistique puisse rivaliser avec la peinture : telle a été la grande ambition d’Heinrich Kühn.

Figure majeure du pictorialisme international autour de 1900, étroitement lié aux deux plus grands représentants du mouvement, Alfred Stieglitz et Edward Steichen, l’artiste est parvenu à développer une œuvre moderniste dans le cadre iconographique pourtant limité de sa vie familiale.

Kühn, encore étudiant en médecine à Innsbruck, avait déjà derrière lui une grande pratique de la photographie microscopique. Il s’était inscrit au “Camera Club” de Vienne et là, vers 1895, il rencontra Hugo Henneberg et Hans Watzek, tous deux déjà partisans passionnés du mouvement en faveur de la reconnaissance artistique de la photographie. Ce mouvement de portée internationale les mettra en contact avec deux associations d’avant-garde, le “Linked Ring” à Londres et le “Photo Club de Paris”. Ensemble, ils expérimentent avec enthousiasme les nouvelles techniques d’impression photographique, particulièrement la gomme bichromatée appliquée au pinceau qui donne un aspect pictural à l’épreuve – technique remise alors à l'honneur par Robert Demachy. A Vienne, les membres du “Trifolium” (Watzek, Kühn et Henneberg) participent à la Sécession et y exposent leurs photographies dont les très grands formats cherchent à se mesurer avec la peinture.

Heinrich Kühn entretient, depuis 1904, avec Alfred Stieglitz, une amitié croissante. Son art va changer radicalement et passer d’un impressionnisme “romantique”, avec ses paysages dramatiques, ses natures mortes classiques et surtout les portraits de groupe, à un style allègée et presque abstrait reflétant l’évolution de la Sécession viennoise. Seules comptent désormais l’étude de la lumière et le rendu des valeurs. Kühn obtient ainsi une photographie qui défie les conventions et peut se réduire à des reflets dans un verre d’eau et à une ombre transparente sur un mur.

Dés 1907, Kühn a pratiqué en maître incontesté l’autochrome que venaient de mettre au point les frères Lumière, alliant la richesse à la délicatesse des coloris. La hardiesse de ses mises en page simplifiées à l’extrème, font de ses scènes en plein air tout particulièrement des photographies en avance sur leur temps.

Cette exposition est la première grande rétrospective consacrée à l’artiste.


   Réagissez à cet article


Pseudo


Email (Confidentiel)


Commentaire




Code de validation






Mots clés / Tags : k, uuml, hn, rdquo, ldquo, div, photographies, mouvement, grande, photographie, vienne, j, cession, mus, watzek, stieglitz, grands, club, alfred, heinrich,

Partager:

Permalien :


  Articles dans la même rubrique
  Dmitry Baltermants : 
The Sovjet Union between 1940s and 1970s
War, Life & Glory

DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.

During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...

    Lire la suite



  Franck Boutonnet pour une série sur l'Argentine

Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...

    Lire la suite



  La côte chinoise par Zhang Xiao

Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...

    Lire la suite



  Le "In/Out" de Catherine Lambermont

Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...

    Lire la suite



  Eric Rondepierre à l'Arsenal de Metz

Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis ...

    Lire la suite



  Simone Nieweg, la photographe des paysages

Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...

    Lire la suite



  Les "Corps & Graphie" de Gérard Uféras

« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)

Vingt années durant, Gérard Uféras a &eac...

    Lire la suite



  Du nouveau à la Pobeda Gallery

«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.

Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...

    Lire la suite



 


Photographe(s)

Heinrich Kühn

Musée de l'orangerie
Jardin des Tuileries
75001 Paris 
France

Voir tous les lieux

Du 6/10/2010 au 24/1/2011

Statut : expositions terminé











 




Photographier c'est tendre un piège. Soit on met en place la trappe et on attend que la victime tombe dedans, et on appelle cela du reportage ; soit on déplace la trappe pour qu'elle tombe dedans à coup sur, et on parle d'art.
Pierre Movila   














     Inscrivez-vous


     Dès maintenant et restez informé
     de toute l'actualité photo !