USA Today dans le cadre du mois de la photographie de Lyon à la Galerie Vachet
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Le 2011-10-05 18:29:09
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Le travail de Murielle est une recherche sur la perception de la réalité.
le point de rupture entre le réel, l'imaginaire et la mémoire; l'illusion de la réalité. En utilisant des images de documentaires, de films, elle efface une histoire, qui ne lui appartient pas pour en proposer une autre.
Techniquement ces images sont le résultat de deux prises de vues, sans retouches numériques. Les ouvertures, pareilles à des fenêtres, sont des surfaces de rencontre entre le dedans et le dehors où se confondent le visible et l'invisible, le réel et l'imaginaire, entre lesquels le spectateur est invité à passer.
Diplômée en 2005 de l’école d’Arts appliqués de Vevey (Suisse), ses travaux ont été exposés entre autres aux Rencontres Photographiques d’Arles, aux Transphotographiques de Lille, au Museo Forma de Milan (Italie) et au CentrePasquArt de Bienne (Suisse).
En 2008, sa série « Espace temps, simulacre et lapin blanc » est primée au Festival International Voies Off.
Les paysages incertains de François Burland (texte tiré de la présentation de l’oeuvre de François Burland, en dialogue avec celle de Murielle Michetti, à la Galerie du Vide-Poche, Marsens, en janvier 2009) François Burland est ancré, depuis de nombreuses années déjà, dans la famille artistique que Jean Dubuffet appela «Neuve Invention» avec une oeuvre riche et inclassable, qui se décline en séries mais qui n’entre dans aucun système classique et académique des beaux-arts. Depuis quelques années, il développe, en parallèle à sa peinture, une oeuvre photographique étonnante – à l’instar de ses paysages incertains –qui se lit en dialogue avec son oeuvre de peintre.
Pour appréhender ces oeuvres, découvrons-les par le prisme thématique comme celui de la vision voilée de la réalité que François Burland met en scène par son jeu d’ombre et de lumière qui modèle les édifices, les arbres et les paysages.
Comme il a l’habitude de le faire dans sa pratique du dessin, l’artiste aime travailler en plein air et utiliser la lumière naturelle, celle de l’aube ou du crépuscule, ou encore celle d’une bougie, avec laquelle il sculpte ses « photographies de photographies ». Ses visions de New York donnent ainsi à la ville une aura vespérale qui varie subtilement du jaune au rouge, transformant sa prise de vue en une vision urbaine d’un autre temps.
François se qualifie de « peintre qui fait de la photographie», et, véritablement, dans toutes ses photographies, il demeure avant tout un peintre qui sait retenir la fragilité d’un instant, la douceur d’une lumière, la profondeur des contours d’un arbre ou d’un pan de mur.
La qualité picturale et poétique de ses oeuvres est renforcée par leur aspect mat rappelant la matière de la peinture et faisant écho à sa série de dessins intitulée « Jardins » dont le format intimiste force le spectateur à s’en rapprocher pour pénétrer dans un espace imaginaire que chaque oeuvre réinterprète d’une manière particulière. Certains de ces jardins rappellent les paysages flous et mystérieux de Léonard de Vinci, ces fameux « sfumati », qui mêlent des silhouettes d’arbres à des cours d’eau et des nuages tourmentés pour évoquer une nature en devenir, forte et indépendante, loin de toute intervention humaine.
Ensemble, les jardins et les photographies de François Burland témoignent de son attachement pour le mystère, pour des mondes énigmatiques et évanescents, qui ne se livrent jamais complètement et conservent toujours une part de leurs secrets.
Cette évocation de la vision voilée des choses situe l’artiste dans une longue tradition qui remonte à l’avènement de la modernité. A la fin du XIXe siècle, en effet, on assiste au développement de sujets qualifiés alors de ARNAUD BRIHAY Né en 1972 Belgique, il vit et travaille à Lyon Voyages et étapes, par delà les frontières.
Des arrivées, des départs, des courts séjours.
On s’en va puis on revient, encore et encore.
On se croise, on regarde, autour de soi, tout le temps.
Dans ses oeuvres, Arnaud Brihay exprime sa vie de nomade, de voyageur solitaire, parcourant le Monde afin d’en ramener d’éphémères visions.
Belles et simples.
Des sensations, des impressions, de jour comme de nuit, sur le vif, toujours.
Chacune de ses séries est une histoire courte, une facette de son infini voyage qui marque son passage dans ce Monde qu’il ne cesse de parcourir.
Du Liban à l’Irlande en passant par la Russie et les Etats Unis, tout est capturé : ces photographies, oeuvres du temps, poétiques et colorées rendent un hommage aux voyageurs, aux voyages.
Ce travail jette un regard sur ce Monde en perpétuelle mouvance, où les personnages y sont presque fantomatiques et semblent aspirés dans leur univers, dans leur propre décor.
Maxime Simon Outre la composition de paysages urbains et naturels, son intérêt se porte vers la recherche de l’être, la présence et l’esthétisme des choses de notre environnement urbain considérées comme insignifiantes : créées et distribuées dans l’espace de la ville par l’homme, elles sont des objets ou fragments d’objets laissés seuls à leur discrète fonction, voire à un certain abandon.
Banals, utilitairement « laids », ils sont quand même là au même titre que ce que nous voyons, utilisons, ce à quoi nous donnons une empreinte émotionnelle. Il subissent le travail du temps, et jalonnent nos espaces quotidiens.
Avec l’utilisation du médium Polaroïd (pack film et film intégral carré), sa pratique photographique s’est déformalisée, libérée, et orientée vers un dépouillement technique, au service de thèmes qu’il pouvait déjà aborder en noir et blanc argentique.
Grâce à sa grande plasticité d’utilisation, le Polaroïd lui permet de singulariser les sujets d’une part : clichés uniques (constructions, objets, rebus, détails qui tracent le passage de l’homme) ou mises en symétries pour composer des objets graphiques nouveaux (série Mise en formes : transferts d’images sur feuilles d’argent) ; de mettre en scène des sujets statiques d’autres part : les polaroids sont alors matière de départ et cellules de base dans des compositions où ils s’incorporent par transfert d’émulsion à d’autres médiums (acrylique, aplats d’aquarelle, collages…) (série Cité sous le ciel).
La série photographique présentée ici, réalisée à partir de films polaroids Artistic TZ et SX-70, est issue de déambulations dans New York, à l’occasion d’un séjour en 2009. Elle joue avec des thèmes parmi les plus classiques de la Pomme, tendant cependant vers une distanciation par la nostalgie et un dépouillement de la scène pour revenir à l’essence de la ville.
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