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Un regain de tension en Cisjordanie: deux photographes de presse palestiniens blessés par les forces armées isaréliennes
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Le 2011-10-05 18:29:09

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Samedi dernier, lors d'une manifestation hebdomadaire palestinienne qui se déroulait près de Beit Umar deux photographes palestiniens ont été blessés par des membres de l'armée israélienne. Cette situation traduit un regain de tensions. Les photographes de presse et les journalistes font parties des victimes collatérales du conflit israélo-palestinien qui semble inextricable. Pourtant ils ne faisaient que couvrir une manifestation palestinienne pour le compte de la presse palestinienne. Tout comme les civls, les photographes de presse peuvent être exposés à des violences quotidiennes. Mais à la différence des civils, les journalistes doivent rendrent compte par leurs articles et leurs clichés des situations de guerre et de tensions. Parfois ils ee sont pas bien vu par les forces armées. En effet, leurs clichés peuvent dénoncer des méfaits perpétrés par les forces armées ce qui pourrait entacher l'image de l'armée. Un des deux photographes blessés qui travaillait pour l'AFP a expliqué qu'il avait subi des violences de la part des forces armées israéliennes. Il aurait reçu plusieurs coups de matraque. Le soldat l'aurait blessé à la tête et à la jambe. Quant à l'autre photographe, il aurait perdu son ouie à cause d'une grenade qui aurait explosé tout près de sa tête. Ces deux témoignages rendent compte de la violence de la manifestation mais aussi de la brutalité de certains soldats israéliens.

Plus tard un porte parole de l'armée israélienne revient sur les heurts qui ont éclatées lors de la manifestation tout en disant qu'il ne s'agissait que d'un petit incident. Il reste donc évasif sur les violences qu'auraient subi les deux photographes. Selon lui, les forces armées n'ont fait que leur travail en dispersant les émeutiers.D'après ses dires ils seraient rentrés dans une zone militaire dans laquelle ils n'auraient jamais dû pénétrer. Puis il insiste en rappelant que ces émeutiers auraient lancés des pierres conte la zone militaire. Jamais dans son témoignage il ne s'intéresse au sort des deux journalistes blessés. Il va même jusqu'à insinuer que: «  Quiconque choisit d'être proche d'une zone de conflits ou d'incidents violents le fait à son propre risque » ( dépêche AFP). Bien entendu il y a toujours un facteur de risque dans la profession de photographe surtout lorsqu'il s'agit de couvrir des conflits. Ils sont d'ailleurs en prise directe avec la violence, ils la relatent et la dénoncent par des clichés pris sur le vif. S'ils prennent des risques ce n'est pas par défi personnel ou pour la reconnaissance mais parce que le métier de photographes de guerre peut impliquer ce genre de situations. De plus ils doivent aussi rendre des compte à leur rédaction. La concurrence qui existe entre les différents médias ne fait qu'accentuer cette prise de risques. Pour faire le buzz il faut trouver un scoop qui rapportera gros. Peut-être que cette photo fera la une de nombreux journaux, radios et télévisions dans le monde entier. Evidemmnt cette photo suscitera de l'émotion ne s'est pas faite sans prises de risques.Dans ce cas les risques encourus ne dépendent pas d'un choix mais relève plutôt d'une obligation professionnelle.En portant ce genre de propos , le porte parole de l'armée reste dans son rôle et prouve que les journalistes étrangers ne sont pas forcément les bienvenus dans les zones de conflit.

Dans le cas de l'armée isarélienne ce n'est pas la première fois qu'elle agit de la sorte. Elle limite l'accès à l'information pour éviter que trop d'élèments n'échappent à son contrôle et ne viennent la discréditer. Ces derniers mois la situations des journalistes étrangers s'est dégradée. L'armée israélienne a récemment adoptée une nouvelle attitude à l'égard des journalistes. D'après l'Associaton de la Presse Etrangère( Foreign Press Association) qui représente les médias internationaux. Cette association travaille dans les territoires palestiniens et en Israel. Elle nous rappelle que la situation des journalistes s'aggrave de jours en jours. Les journalistes se font harceler, attaqués violemment et subissent continuellement des arrestations.Ainsi les forces armées s'occuperaient d'abord du cas des journalistes avant de s'intéresser à celui des manifestants et des militants.Cette hiérarchie des priorités vient confirmer le fait que les journalistes soient vu comme une menace par l'armée israélienne. L'activité des journalistes est donc limitée. Ses dires viennent corroborer le témoignage d'un des photographes blessés lors de la manifestation. Il ne peuvent donc pas exercer la liberté de la presse qui est bafouée dans les zones de guerre. Ils sont priver de leurs droits d'information. Cette situation atteste le fait que la démocratie est lourdement remise en cause.



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