L'Album de famille montre des photographies anciennes et inédites, ainsi que des objets "tirés" des images.
Depuis 2002, Delphine Balley poursuit cette série consacrée à sa propre famille. Derrière la banalité du titre et de ce qu'il évoque, se construit un univers où le cliché (le mariage, l'anniversaire, le repas…) ne peut lutter contre la fantasmagorie qui émane des photographies de l'artiste.
Exposer l'album de famille, c'est le faire sortir de sa sphère privée. Les personnes photographiées sont réellement des membres de la famille de Delphine.
Quel peut donc être l'intérêt de découvrir ses parents ou ses cousins ?
Par la mise en scène, Delphine Balley transfigure ses proches en personnages. Ils sont les acteurs d'une véritable histoire de famille, la leur mais qui leur échappe par exagérations, enjolivements ou autres déformations. Ainsi, il est avéré qu'une tante, suite à une chute de cheval, dût se faire implanter une fausse paupière en or. Dans la photographie, elle devient personnage fantastique par le demi masque doré qu'elle porte, accentuant et magnifiant son infirmité.
Chaque image de Delphine Balley a ce potentiel d'étrangeté qui crée un trouble, donc un début d'histoire. L'ensemble des photographies est un développement visuel et narratif d'une histoire dont le point de départ est fictionnel : 2002, Saint-Laurent-en-Royans, Delphine Balley meurt de mort violente.
« Comme un fait divers, cet assassinat a un effet cathartique sur l'ensemble de la famille, plongée de façon foudroyante dans un deuil difficile à admettre… La traque du meurtrier est lancée… et les dysfonctionnements familiaux s'accumulent. »
L'Album de famille est donc une confusion entre fiction et réalité dont le trouble est accentué par l'exposition, en plus des photographies de quelques-uns des objets inventés par Delphine Balley pour distordre les petites histoires de famille, les rendre légendaires. N'est-ce pas là un éclairage critique, dans ces lieux historiques que sont les châteaux des Adhémar et de Suze-la-Rousse, de l'héritage des récits sur les grandes familles qui habitèrent jadis ces domaines ?
Ce projet est co-piloté par les Châteaux de la Drôme et Isabelle Bertolotti, conservateur au Musée d'art contemporain de Lyon.
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Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
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« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...