Pour la première fois en Suisse, une exposition présente l'oeuvre de Sally Mann. S'étendant sur vingt ans, le travail de cette photographe américaine (née à Lexington, en Virginie, en 1951) traite des thèmes de l'intimité et de l'inexorable marche du temps. Les images de ses trois enfants, qu'elle a réunies en 1992 dans le livre Immediate Family, suscitent la controverse tout en la propulsant au sommet de la scène photographique américaine. L'oeuvre se développe autour de portraits - notamment ceux de ses enfants qu'elle regarde grandir - et de paysages qui semblent hors du temps et envahis par une nature exubérante et chargée de symboles. Les photographies plus récentes nous interpellent d'une autre manière en questionnant la vieillesse, la disparition et la décrépitude. L'utilisation d'équipements photographiques anciens et le recours aux procédés du dix-neuvième siècle confèrent une densité particulière à l'image. Les longs temps de pose semblent capturer l'air, l'atmosphère et la lumière. Sally Mann parvient ainsi à donner à son travail une grande authenticité tout en l'inscrivant dans la tradition du sublime de l'art américain. La fragilité se reflète aussi dans les portraits serrés de ses trois enfants, dont le grand format invite à la contemplation. Devenus adultes, on peine à distinguer Emmet, Jessie et Virginia, tant la matière photographique domine le sujet. En travaillant ses négatifs sur plaque de verre avec le procédé du collodion humide, Sally Mann questionne à nouveau la mémoire et la disparition. Elle-même dit plutôt chercher à saisir « ce qui reste ».
L'exposition, conçue par Sally Mann en collaboration avec Hasse Persson, a rencontré un grand succès depuis sa présentation à Stockholm. Elle a circulé à Oslo, Helsinki, Helsingborg, Copenhague, ainsi qu'à La Haye, où elle a obtenu un record de fréquentation au Fotomuseum.
William A. Ewing clôt ainsi ses quatorze années à la tête du Musée de l'Elysée, en soulignant une fois de plus son engagement envers un programme riche et varié, composé d'expositions monographiques, collectives et thématiques. Entre 1996 et 2010, le Musée de l'Elysée a présenté 286 expositions, dont un certain nombre ont voyagé à travers le monde. Ainsi le projet Edward Steichen, vu par plus de 750'000 personnes depuis sa création en 2007, terminera ses trois années d'itinérance aux Etats-Unis.
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...