La galerie de portraits signés Andreas Mahl nous convie au coeur d’une voluptueuse et joyeuse danse, convoquant créatures des cieux et des tréfonds. Nous devenons les spectateurs d’une joute entre le vice et la vertu. Mais en nous approchant des délicats tirages de petits formats, véritables écrins pour ces êtres divins, l’ambiguïté, l’humour et la sensualité font voler en éclat le manichéisme du combat entre le Bien et le Mal. Comme un clin d’oeil à l’Histoire de l’Art, devant l’objectif d’Andreas Mahl, Anges et Démons sèment le trouble et appellent au péché originel. Les mises en scènes du photographe sont comme le prolongement moderne de celles du Baron Von Gloeden. Tous les accessoires sont là pour caractériser l’essence primaire de chacun : ailes duveteuses et immaculées, arcs et flèches d’amour, colombes et papillons pour les Anges ; cornes et appendices caudales, tridents, serpents et araignées pour les Démons. Leur apparât est respecté... Une fraction de seconde seulement ! Les Anges rejoignent en effet les tentateurs de l’Enfer et contredisent la formule qui veut qu’ils n’ont pas de sexe : ils exhibent fièrement leur virilité, cambrent lascivement leur dos, affirmant ainsi leur parenté avec les êtres de chair et de sang. Et si l’on est moins surpris que les Démons arborent également leurs turgescences masculines, exagèrent l’arrondi de leurs fesses, c’est de leurs visages que naît l’émoi : on y lit la même candeur, la même fraîcheur que dans celui des Anges. Ce double constat nous oblige aussitôt à reconsidérer le statut originel des protagonistes de ce corpus d’images. Chez tous on y voit alors apparaître un jeu entre ingénuité et sensualité.
« S’il était besoin de présenter Andreas Mahl, on avancerait sans risque d’erreur qu’il est d’abord un esthète habile à se frayer l’accès à la beauté. A cela tout est bon : l’implacable précision de l’objectif, la touche colorée ajoutée au besoin sur l’épreuve, le travail à même la peau du Polaroid tout juste venu à la lumière, le rendu précieux des sels d’argent, sans compter l’habileté d’une main d’artisan quand il parachève l’oeuvre encadrée. Son travail livre à celui qui sait le regarder l’univers d’un artiste inspiré par ses obsessions et capable d’un perpétuel renouvellement. En s’appropriant les êtres et les choses, en pliant la matière, en transformant les surfaces à ses fins, Andreas Mahl est à la lettre un chineur et un plasticien. A Londres où le portrait qu’il fait de Jacques Henri Lartigue est à l’origine d’une longue amitié, le jeune photographe commence par visiter le monde trouble et charmant de l’enfance. Mais il s’écarte bientôt de la fibre humaniste pour des saynètes surréalistes dans lesquelles, jumeaux et jumelles fabriqués taquinent la logique avant de rendre, dans une courte période kitsch, leurs fausses couleurs à la statuaire romantique
du cimetière parisien du Père-Lachaise. Vite abandonnée, l’imagerie funéraire lègue ce qui fera le centre de l’oeuvre, les corps et les fleurs. Photographiés avec la complicité magique du Polaroid, petite pièce unique et instantanée, les visages, les torses d’athlètes, les roses, les tulipes et les arums célèbreront ensemble la beauté de la vie, enluminée par l’altération d’une surface travaillée dans ses profondeurs chromatiques quand elle n’est pas simplement arrachée pour se poser plissée, sur un support vierge.
Les portraits de jumeaux cette fois vrais, réalisés au format géant de de la grande chambre Polaroid, portent le réponse de la maturité à ces inventions iconoclastes qui, au passage, ne se privent pas de se jouer de poupées anciennes. Le temps qui, de l’épanouissement à la mélancolie, reprend ce qu’il donne, Andreas Mahl le retrouve encore sur l’île grecque de Symi. Peints par les hommes, fanés par le soleil du Dodécanèse et par les pluies d’hiver, les murs polychromes offrent le matériau que l’artiste, sacrifiant à la magie numérique, saura rendre une fois de plus méconnaissable, à la différence des autoportraits dont, à raison d’une fois l’an, l’artiste balise le cours de l’existence sur le dialogue intime du narcissisme et de la facétie.»
Do you remember the first time ? features works by contemporary photographers Olivo Barbieri, Jim Goldberg, Nathan Harger, Adam Jeppesen and Paolo Ventura, presented for the first time in London exclusively at Atlas Gallery. Many of these exemplary contemporary artists have been exhibited internationally, and are included in museum and distinguished private collections worldwide, bu...
Neuf photographes, actuellement en troisième année d’étude de photographie dans une école d’arts appliqués – MJM Graphic Design – ont développé un projet personnel sur un an, en vue de cette exposition. Leur travail et la démarche d’accompagnement ont concouru vers un seul but :...
Organisée par le Conseil général des Bouches-du-Rhône, sous le commissariat de Véronique Baton, historienne d’art, et d’Agnès Barruol, conservatrice en chef du patrimoine, l’exposition « Se souvenir de la mer » se déroulera du 23 juin au 31 octobre 2012 au domaine départ...
La Biennale d'Art Contemporain de Cachan se déroule du 29 mai au 30 juin 2012. De nombreux artistes à découvrir autour du thème de l'altérité.
Le triptyque "Sortie Fauve" de Francesca Di Bonito a été sélectionné.
Ester Vonplon vient de rejoindre la Galerie Vu' qui l'expose pour la première fois en France.
Ester Vonplon a derrière elle une première carrière de snowboardeuse et de skateboardeuse professionnelle lorsqu’elle achète, sur un marché au puces en 2003, son premier appareil photo.
Taking as her subject the famous burlesque, cabaret clubs of Paris, Belin shot all the film at Le Moulin Rouge and Le Lido. She then carefully constructed each image by layering two negatives together, creating luminous studies of a familiar yet mysterious world, and all the time referencing the gaudy, historical stages of those places. Some years ago, Belin phot...
La Galerie Sakura consacre une exposition rétrospective à l’artiste photographe Sacha Goldberger. L’exposition, intitulée « Super Mamika », se tiendra dans les passages de Bercy Village et présentera 41 tirages.
Sacha Goldberger est lié par un immense amour à...
On This Earth, A Shadow Falls, beginning March 29 and running through June 9, 2012. The prints in this exhibition span nearly a decade of the photographer’s work and will feature the most famous and sought after images of his career.
Nick Brandt photographs endangered animals in Africa and was first ...