Lee Friedlander est un des photographes américains les plus influents de la seconde moitié du vingtième siècle. Ses séries d'autoportraits et de paysages urbains réalisées à la fin des années 1960 et début 1970 le font connaître et lui apportent un soutien critique et public.
À partir de 1972, le photographe tourne son regard vers la nature, pas dans son état sauvage, mais celle apprivoisée par l'homme. En 1975, il publie le portfolio "Flowers", qui regroupe 15 tirages noir et blanc, tous montées sur carton et présentées dans un coffret en tissu bleu.
Réalisées entre 1972 et 1974, ces images portent leur attention sur les fleurs et plantes qui ponctuent notre paysage quotidien. Les photos détonnent par l'absence de l'humain, pourtant toujours suggéré dans l'œuvre du photographe. L'homme transparait à travers un pot, une jardinière, un tuteur ou une plate-bande, et indique par là son empreinte. Chaque espace naturel photographié a été ainsi délimité par l'homme et permet à Friedlander de poser un constat social sur la façon dont l'homme colonise son environnement. Il nous apprend à regarder cette topographie urbaine bouleversée avec un œil renouvelé.
L'art de Friedlander réside dans sa capacité à observer sans être vu. Les personnages qui peuplent son cadre sont souvent photographiés à leur insu, figés dans un geste d'apparence banale mais qui, à travers la composition de l'auteur, prend une tournure symbolique. Alors que la force de ses clichés urbains résident dans la juxtaposition de perspectives, en compressant le champ et le contre-champ dans une vitrine de restaurant par exemple, les photographies de "Flowers" révèlent une fraîcheur et une simplicité qui ne sont qu'apparences. Le sentiment d'objectivité dissimule une construction bien réfléchie qui utilise toute la technique du langage photographique approprié par l'artiste. L'élément central (plante/fleur/arbuste) est visuellement raccroché à l'arrière plan. Il recompose les éléments visibles devant lui en une fresque en noir et blanc, contrastant une rose pâle avec un ciel légèrement plus sombre, une feuille rongée par les vers avec un gazon assombri par une ombre portée, tant d'éléments graphiques qui, sans être recontextualisés dans le nouvel univers qu'il réussit à créer, passeraient inaperçus. Si son regard peut être assimilé à celui de Walker Evans, Lewis Baltz ou Gary Winogrand, Lee Friedlander a néanmoins son style propre.
Les photographies ont été réalisées aux Etats-Unis, mais aussi en France, au Parc de Saint-Cloud, où Eugène Atget, entre autres, avait posé son regard. Tiré à 100 exemplaires (dont trente épreuves d'artistes numérotées de I à XXX), ce portfolio est la genèse d'un projet plus ambitieux qui verra le jour en 1981 : "Flowers and Trees" présenté à la Galerie Zabriskie à Paris la même année.
Nous avons réuni ce portfolio en plusieurs étapes. Des tirages individuels, issus d'un portfolio incomplet, seront aussi proposés ainsi que plusieurs tirages argentiques d'époque, issus de la série "American Monuments". C'est l'occasion de remettre la nature au premier plan, alors que l'Homme questionne la place qu'il occupe sur la planète et fait face aux enjeux d'un développement durable.
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...
Je vais pouvoir tout photographier. Tout, tout. Maintenant, je n'aurai peut-être plus de chagrin de rentrer à Paris, puisque j'emporterai tous les portraits de ma campagne.