« A quoi reconnait-on un poète ? A un regard posé sur le monde. A cette attention particulière portée au sujet traité. A l'humanisme évident qui se dégage de l'oeuvre. Pour tout cela, Pierrot Men est indubitablement un poète de la photographie. On peut parler d'une oeuvre pour l'ensemble de ses photos, il nous livre un monde fait de douceur et de finesse. Chacun de ses clichés est une véritable composition qui témoigne d'un émerveillement
sans cesse renouvelé au monde. Car il faut voir Pierrot Men au moins une fois au travail pour comprendre la profondeur de cette passion. Une étrange douceur faite de concentration et d'innocence vient illuminer son visage : le poète, le photographe fait partie de ce monde qu'il capte, l'île de Pierrot Men est en lui-même. C'est la grande île qu'il raconte dans un déclic plein d'émotion et de bouffée d'air pur. » (Jean-Luc Raharimanana)
De Madagascar, Pierrot Men nous livre une vision complexe qui juxtapose description de la nature et de la société, interroge l’identité malgache, mais surtout nous introduit à l’imaginaire de ce peuple. Photographe discret, il avance sur la pointe des pieds, ne sollicite jamais l’événement, sait attendre, se maintient à distance, évite la frontalité, les regards, renonce parfois au visage. Excessive modestie ? Plutôt respect des codes sociaux en vigueur dans une société où fixer dans les yeux son interlocuteur relève d’un manque de respect, où l’on se parle à distance comptée, voire assis dos à dos. Si, justement, il photographie souvent ses personnages de dos, devant quelque vaste paysage, c’est que chacun de ces individus se situe face à un espace symboliquement orienté, balisé de repères invisibles à nos yeux. Ces solitaires contemplatifs croisés au long des routes prennent la mesure d’un monde miroir de celui des ancêtres où position topographique, chaque geste, chaque attitude fait sens. Aussi Pierrot Men porte-t-il une attention particulière aux comportements, aux postures. Rapports à une nature exceptionnellement riche mais menacée, rapports aux autres, vivants ou morts, rapports à l’ordre cosmique, à une modernité importée plus chaotique que rationnelle : autant de touches au portrait malgache que brosse Pierrot Men dans une vision de la Grande Ile documentée et exhaustive en même temps que sensible et poétique.
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...