Pour sa seconde exposition à la galerie Vasco ASCOLINI sera accompagné de l’un de ses plus proches amis photographes, Luca GILLI avec qui il partage une étonnante complicité visuelle. Cette exposition sera une mise en perspective de leur récents travaux, au demeurant très complémentaires, dont l’animal est le point d’orgue au sein de ce bestiaire fantastique à quatre mains. Vasco Ascolini a depuis quelques années, et après des décennies de respect du négatif, décidé de le désacraliser, de le maltraiter pour en tirer le maximum de ses possibilité. Il est d’une certaine
façon passé de l’autre coté du miroir... et passé du noir et blanc incisif et ciselé à la subtilité des rêves, des cauchemars diront certains où le gris domine. Luca GILLI, jeune artiste, photographie en puriste, capte respectueusement les mouvements, les dilue en un graphisme subtil, harmonieux et malgré tout troublant. En conclusion l’exposition est un face à face intéressant de ces travaux où malgré les différences apparentes une subtilité commune s‘impose.
Vasco ASCOLINI
Texte de Jean-Claude Lemagny sur Vasco Ascolini. Il est rare de découvrir un artiste qui ait la force et la lucidité nécessaires pour transformer ainsi son style et la direction de sa recherche.
C’est devant un nouveau Vasco Ascolini que nous nous trouvons ici. Son monde était celui des lignes claires et coupantes, des grands plans d’ombre ou de lumière contrastés. Blocs de marbre blanc sous le soleil. La netteté même devenait poésie. Blancs et noirs se faisaient vibrer mutuellement. Selon une évidence décisive, hautaine, solennelle et chantante. Et nous voici maintenant errant dedans des rêves gris, hantés d’êtres énigmatiques. La force créatrice ne tombe plus du ciel éclatant, qui découpe les formes et les serre sur leur dur volume. Elle vient des profondeurs glauques, monte d’un liquide mêlé de limon, des remous agités par les générations spontanées d’un bestiaire à demi dissous, ou surgi soudain, menaçant. Nous plongeons dans les matières du gris photographiques, devenu tel le fond des eaux où s’agitent des êtres alanguis ou hérissés. Etonnant retournement de la vision d’un artiste qui était allé jusqu’au bout de cette vérité photographique que là les ombres noires ont autant de vérité matérielle qu’une pierre, que la lumière est un scalpel qui donne vérité aux choses en les sculptant plan par plan. D’un esthétique de la lumière éclatante venue du fond du ciel, Ascolini est passé de l’autre coté des choses, comme s’il traversait un miroir, pour s’enfoncer dans un monde incertain et peuplé de chimères ; celui, intérieur, de l’âme. La poussée de l’imaginaire fut telle qu’elle subvertit toutes les données stables de la technique. Le négatif fut transpercé, sa surface fut griffée, comme la plaque du graveur. La
séparation entre les arts fut outrepassée. La convention première de la photographie – celle d’un plan infranchissable qui recueille passivement les effets de la lumière – fit naufrage dans des vagues profondes. Vasco Ascolini avait déjà exploré une réalité lumineuse où la rencontre entre les plages noires de l’ombre et la présence des volumes réels atteignaient une telle intensité qu’elle
ne pouvait que basculer en un autre univers, à l’envers, où le réel est celui de la texture grise constituant le corps de l’ombre ellemême. Là s’engendrent les rêves vagues ou les cauchemars menaçants. Voyage dans l’épaisseur de l’inconnu, au sein secret de la matière, là où rôde l’infini des formes.
Jean-Claude Lemagny
Luca GILLI
Dans ce nouveau travail issu du monde aquatique Luca Gilli s’intéresse davantage à la fluidité des éléments plutôt qu’à leurs descriptions. C’est, en effet, tout en finesse et en subtilité qu’il entraîne le regardeur vers un monde imaginaire où règne la subjectivité la plus totale. Un univers mystérieux et sublimé où de nombreuses interprétations possibles nous permettent de vagabonder dans notre inconscient, dans nos fantasmes peut-être aussi... Des voyages dans l’espace, en apesanteur, en substantation, ou dans le temps avec un retour vers l’enfance et sa fascination des mondes fantastiques. A propos d’un précédent travail de Luca Gilli, Robert Pujade écrivait “Son art est avant tout essentialliste, intéressé par la mise en scène d’une observation esthétique du monde, dûtelle se référencer plastiquement à la conbinatoire alchimique des éléments. En ce sens, les précursseurs d’une telle démarche photographique ne sont pas nécessairement photographes, ils se retrouvent parmi les esprits qui, comme Bernard Palissy, ont su hausser l’admiration au rang d’une véritable connaissance.”
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Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
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« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...