CONSTRUIRE L’ APPARENCE
… « et s’imaginer qu’on peut goûter dans une réalité le charme du songe. » Marcel Proust
Le regard scrute l’instant ou l’homme se révèle sans attention pour l’autre mais face à lui-même, dévoilé à peine par le mouvement de l’eau, du vent, un surgissement de l’être, juste avant sa disparition certaine. L’évidence du reflet me hante, tel une reproduction, un portrait apparaît. Ces traces de vie portent en elles interrogation sur l’existence. Perception d’un instant éphémère, ces portraits sont des fragments de l’usager du temps. La vie est ainsi transcrite par des relevés thématiques et séquentiels, sur un mode quasi-documentaire, lieu de métamorphose de l’humain vers quelque chose de virtuel. Je ne cherche pas à montrer le corps mais l’énergie qu’il dégage et son prolongement dans et avec la matière. La photographie incarne l’idéal de la pensée et témoigne de ce spectacle indicible.
LE TEMPS DE LA PHOTOGRAPHIE / LE TEMPS DE LA PEINTURE
Prise de vie, le réel est surpris dans son état, tel quel. Ces moments, ces traces là de réalité sont immédiatement enregistrées comme preuves de leur existence. « L’importance de la photographie vient de ce qu’elle à l’importance d’un fait » dit William Henry Jackson.
J’ai besoin de cette réalité pour construire ensuite un dialogue cohérent, une sorte de renvoi pictural. Deux temps se confrontent ainsi, celui du temps PHOTOGRAPHIQUE : Un temps qui révèle et questionne la réalité du monde, une réalité qui se retrouve dans u extraordinaire moment de l’éphémère, de l’instant vécu. De ce quelque chose qui va disparaître aussitôt. La photographie peut tout « avaler», elle agit comme le prolongement de l’oeil. Elle décide de capturer la forme, l’idée, que j’ai en tête. La photographie permet l’identification du sujet, du projet même, elle est ce temps témoin d’une quête qui se retrouve dans la peinture et qui en renforce le sens. Le deuxième temps, celui de la PEINTURE dans l’atelier, est le temps de la mémoire, du geste, de la construction, de l’errance poétique, et du récit. Un dialogue fait de superpositions, de juxtapositions, où la peinture vient interroger la photographie. Elle est une suite nécessaire. Man Ray a dit : « Je photographie ce que je ne désire pas peindre et je peins ce que je ne désire pas photographier.» C’est un temps décalé du réel, qui cohabite avec le présent par la matière qui la nourri évanescence…. Elle me renvoie à l’acte du « faire » comme tout geste répétitif et sensible à la fois.
L’UNIVERSEL
A travers l’art toucher aux fondements de notre vie, de notre relation aux êtres et au monde. « Ce qu’il y a de plus intime est aussi le plus collectif, de sorte que les oeuvres d’art agissent comme une sorte de stimulus, de « je me souviens ». » Christian Boltanski.
La part de l’AUTOBIOGRAPHIE est le point d’ancrage des processus artistiques, il est le nécessaire lien avec l’intime et l’essence de l’être. Sans se trouver limité dans ce champ introspectif il peut en être un point de départ pour une ouverture sur le monde. La volonté de garder des traces, des empreintes de vécu et d’histoire s’inscrivent d’une manière récurrente dans mes projets.
L’EXPOSITION
J’ai travaillé pour l’ensemble de mes expositions : chez Antoine de Galbert, à l’espace de Saint Martin d’Hères, à l’Attrape Couleur, au Centre d’Arts Plastiques de Vénissieux ou celui de Saint-Fons, dans un esprit où les oeuvres crées pour le lieu se retrouvaient dans une installation globale, et ainsi en dialogue particulier les unes avec les autres. Une SUITE déterminée et limitée d’ « objets » de même nature forment un ensemble. Une SÉRIE est l’ensemble ou à l’intérieur duquel, chaque oeuvre trouve son unité et son autonomie. La pratique de la suite et de la série m’est nécessaire, elles sont l’organisation de la pensée, elles permettent l’épuisement des possibles, et elles portent en elles un processus narratif.
Pour l’exposition INSTANTS ! des séries et des suites de « Portraits » vont dialoguer : perception commune de l’éphémère magie d’un réel surpris. A travers leurs reflets dans l’eau, le miroir, la trace du temps, ou d’autres dispositifs.
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...