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This place you see has no size at all... - Kadist Art Foundation
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Le 2011-10-05 18:29:09

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Un projet de Jennifer Teets suite à sa résidence à la Fondation

Avec des oeuvres existantes et de nouvelles productions de : David Adamo, Mark Aerial Waller, Mariana Castillo Deball, Asli  Cavusoglu, Alex Cecchetti, Kate Costello, France Fiction, Darius Miksys, Michael Portnoy, Tania Perez Cordova, Pietro Roccasalva, Alexander Waterman, Roger Worms

et des textes de Mark von Schlegell   


Madame, Monsieur,        

Tout ce que je m'apprête à vous raconter a commencé avec la vision d'un héron dans un arbre. C'était la fin d'une après-midi d'été dans le Jardin du Trocadéro du Parc de Saint-Cloud — les livres racontent que c'était autrefois un labyrinthe —, j'enterrais les ossements de Tom Ripley (Tom Ripley est un personnage fictionnel dans une série de romans policiers par Patricia Highsmith.). Tout autour, l'espace me faisait l'effet d'être sans réelles dimensions. Le paysage se profilait en courbes inhabituelles et, alors que je prenais un tournant, des allées et des corridors entrelacés se présentaient miraculeusement. Je ne voyais personne mais des voix indistinctes sortait des haies et je reconnaissais bientôt les paroles de quatorze personnes commençant à se confondre les unes avec les autres, comme s'il s'agissait d'un rituel.                

 This place you see has no size at all... est une exposition qui repose sur l'idée que des mondes virtuels et parallèles servent de plateforme pour que l'art y prenne forme et figure. Le projet fut d'abord proposé comme l'adaptation d'un « jeu de réalité alternée ». Le 22 juillet 2009, des artistes étaient conviés à rejoindre un « scénario » se déroulant dans le Parc de Saint-Cloud aux abords de Paris. Bien qu'ils en fussent partie prenante, puisqu'ils l'avaient, d'une certaine manière, initié, ils ne connaissaient que peu de détails de ce scénario. Un guide de ce voyage temporel a alors été écrit en collaboration avec l'auteur de science-fiction Mark von Schlegell. Il mêlait indices, anecdotes et histoires en rapport au Parc de Saint-Cloud ainsi que les questions suivantes, qui permirent aux participants de catalyser leurs échanges et leurs réactions : Comment percevez-vous le présent ? Quel serait ce présent ? Quels sont ses éléments ? Quels sont ses protagonistes ? Quelles méthodes et quels outils utiliser pour y accéder ? Le guide suggéra une suite d'évènements en réponse et à l'intention de chacun des artistes participants, dans le but d'activer une oeuvre et un processus d'échanges.   

 Puzzles. Mouvement. Force fictive. Heuristiques. Espaces clos. A perte de vue. Un objet perdu. Incohérence. Impasse. Je trouvai au hasard de l'une des allées un homme qui se reposait sur un drap. Il étudiait l'univers à l'aide d'un planisphère. Il me dit qu'il était arrivé là à bord d'un ballon dirigeable pour produire un suaire, et que ce suaire était notre incarnation à tous, une fiction des plus étranges qui ne pourrait se matérialiser sous aucune des formes connues de l'art, même celle du canon de l'art conceptuel. Il portait une cape d'invisibilité qui semblait le protéger du monde physique. Elle lui porterait chance à coup sûr.         

Structure collective hypothétique, événement privé, et désormais exposition, "This place you see has no size at all..." est un projet à la fois délocalisé et contextualisé. A la Fondation Kadist, des oeuvres nouvelles sont présentées avec des oeuvres existantes, ouvrant un espace d'interaction, de relation et d'interprétation au sein de la structure de l'exposition.    

Cher lecteur, ce que je vous raconte est réel. Je crois au réel. Si nous n'avions pas d'expériences réelles, comment pourrions-nous rêver ?                 

Ce projet a été réalisé avec le soutien généreux de The Elephant Trust et de la Saison de la Turquie en France. Nous remercions également chaleureusement Germana Innerhofer Jaulin.



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Kadist Art Foundation
19bis-21 rue des Trois Frères
75018 Paris 
France

Voir tous les lieux

Du 5/12/2009 au 7/2/2010

Statut : expositions terminé











 




Une mauvaise photo qui rappelle vos traits vaut mieux qu'un beau paysage qui ne vous ressemble pas.
Pierre dac   














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