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Jérôme Equer (photographies) ouvrage Gaza, la vie en cage
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Le 2011-10-05 18:29:09

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g Vernissage Lecture Dédicace La librairie l'Île lettrée et les éditions du Seuil vous convient à la présentation de l'ouvrage Gaza, la vie en cage en présence des auteurs : Jérôme Equer (photographies) et Hervé Kempf (texte) dimanche 3 juillet 2005 à partir de 19 h -------------- Il faut avoir les nerfs solides, le cœur bien accroché pour lire cet excellent reportage réalisé en 2004 sur la tragédie de la bande de Gaza par Hervé Kempf, journaliste au Monde, illustré par les photographies de Jérôme Equer. Cela n'a rien à voir avec la fiction. C'est la réalité au touché. La lecture de ce livre commence sur des notes d'avertissement du dernier soldat israélien qui a contrôlé les laissez-passer de Hervé Kempf et de Jérôme Equer, à la frontière entre Israël et la bande de Gaza. « Il y a beaucoup d'arabes, de l'autre côté, vous savez ? Ils ne sont pas aussi gentils que nous. Allez, bonne journée. » A Gaza, aucune journée n'est bien remplie. Toutes les journées sont chaotiques, moribondes, remplies de bombardement et de crépitement des armes. Ce sont les colons israéliens qui traquent les combattants palestiniens et ne cherchent pas à épargner les populations civiles dans leur objectif d'écraser tout sur leur passage. Les liquidations physiques d'enfants, de femmes, d'adolescents, de vieillards sont monnaies courantes parmi les populations civiles. Le deuil est leur plus fidèle compagnon. Ce tragique reportage de Hervé Kempf, illustré par des photos d'une rare netteté, est poignant. A le lire, on peut dire sans risque d'être démenti que Gaza est le lieu le plus dangereux, le plus hostile à la vie humaine dans le monde. Aucune activité lucrative à Gaza. Parce que « A tout moment l'armée israélienne peut venir et détruire ce qu'elle considère comme dangereux. Les bâtiments sont criblés de balles, certains éventrés par des obus, plusieurs sont abandonnés», écrit l'auteur. A Gaza, l'armée israélienne tire sur tout ce bouge, tout ce qui respire. Plus d'oiseaux dans les cieux de Gaza, plus de chats ou de chiens dans les rues. « Bientôt, ils vont nous interdire l'air que l'on respire » confie un habitant de Gaza. A Gaza on dit à l'étranger ce qu'on pense sous le couvert de l'anonymat pour ne pas être victime de représailles de la part des colons israéliens. Tout cela a concouru à durcir les cœurs de certains civils, à les déshumaniser. Comme en témoignent ces propos de Fekri, père de 13 enfants. « Qu'ai je fait pour subir tous ces malheurs ? J'ai travaillé tout ce temps en Israël pour construire cette maison. Et en une journée, plus de maison. Perdre deux enfants, c'est plus facile que de perdre ma maison. Mon fils, je vais pleurer sur lui, je l'enterrerai, mais ma maison ? C'est un martyr, mais la maison ? On va tous mourir, par balles, ou dans un accident de voiture, mais la maison ? J'ai acheté 600m2 pour 15000 dollars, je l'ai bâtie pour 60000 dollars, je l'ai enregistrée, j'ai le permis, j'ai payé toutes ces procédures-8000 shekels. Que Sharon se débrouille avec la municipalité, qu'il me rende la maison. » Au moins. Il n'y a pratiquement plus de maisons à Gaza. Les populations vivent sous des tentes au gré des intempéries. Elles ressemblent plus à des zombies qu'à des être vivant. Le seul endroit où on sent la vie palpiter se situe à Gouch Katif habités par des colons et qui fait frontière avec l'Egypte. Hervé y a rencontré le coupe Chemla, tous deux des médecins, qui se disent des extrémistes et qui militent pour « le Grand Israël ». Les propos de Mme Chemla donnent froid dans le dos. « On est les gens les plus gentils. Ce que donne le judaïsme, c'est la vie. Les juifs charpentent, soutiennent le monde entier, grâce à la Torah et aux concepts véhiculés par la Bible. Il faut défendre le corps, il faut tuer les virus, les bactéries, et pour l'instant, les virus, les bactéries, ce sont les arabes. Je parle en médecin : quand un organisme est infecté, il faut se débarrasser des bactéries. » Ce qui fait dire à Hervé que tous les habitants de Gaza sont en sursis, en punition d'une faute qu'ils n'ont pas commise. C'est l'holocauste de la bande de Gaza. Gaza ou « La vie en cage » est un bon reportage écrit dans un style simple, naturel qui facilite la lecture et la compréhension. Si vous estimez que chacun a droit à la vie quelque soit la couleur de sa peau et quelques soient ses croyances religieuses ou philosophiques. Alors ouvrez ce livre et lisez le. Sinon ne le Touchez Pas.

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Photographe(s)

Jérôme Equer

Librairie L’île lettrée
89, boulevard Magenta 75010 Paris Tél : 01 45 23 49 78
  


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Aujourd'hui, ma photo est une réflexion qui se concrétise dans l'action et aboutit à une méditation. La spontanéité - le moment suspendu - intervient pendant l'action, à la prise de vue. Une réflexion sur le propos la précède. Une méditation sur la finalité la suit. C'est là, pendant ce moment exaltant et fragile, que s'élabore la véritable écriture photographique : la mise en séquence des photos. Le souffle de l'écrivain est alors nécessaire à cette entreprise. Le photographe, n'est il pas celui qui écrit avec la lumière ? Mais à la différence de l'écrivain qui possède son verbe, le photographe est, lui, possédé par sa photo, par la limite du réel qu'il doit transcender pour ne pas en devenir prisonnier.
Abbas   














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