C’est désormais un rite bien établi : chaque année, à la fin du mois de février, la France célèbre le “lien charnel” qui la lie à son agriculture. Politiciens de tout bord, professionnels et badauds se pressent à cette noce mystique qui se déroule au Parc des Expositions de la porte de Versailles à Paris. La communication propre à l’événement exalte la “plus grande ferme de France” avec ses six cent mille visiteurs. Elle fait la réclame de ses quatre mille cinq cents animaux
vivants dont cent vingt races, ses six cent cinquante bovins, cinq cent cinquante ovins… sans omettre d’entonner l’hymne bien connu au développement durable. Décidément, l’agriculture se fait belle pour entrer au salon. Car, on est bien ici dans le domaine de la représentation. Le réalisme n’est pas de mise dans cette liturgie profane. Il ne s’agit pas d’établir le compte rendu d’un secteur économique en déclin, ni de dresser le portrait d’un groupe social à l’avenir incertain. Mais au contraire, d’en donner une vision favorable, attrayante, économiquement performante et politiquement correcte. Une affaire de marketing en somme.
Pour être plus convaincante l’agriculture se pare des atours de la tradition - labourage et pâturage - et endosse la veste au velours élimé du paysan. C’est un fait, le vert des prairies fait vendre et la nostalgie du terroir sert de faire-valoir à
l’agroalimentaire. Au Salon, les images de la nature écartent tout ce qui ne serait pas photogénique. Figées dans un éternel printemps qui exclut la disgrâce des pylônes ou des hangars, elles relèvent d’une pure invention du paysage.
IL S’AGIT BIEN D’UNE FICTION
Pour que celle-ci soit pleinement efficace, il faut que les conventions soient acceptées par ceux à qui elles s’adressent. Les visiteurs du Salon assument le rôle de dupe, comme ces courtisans enthousiastes qui choisissaient d’être bernés par les paysages peints, pendus sur le passage de la tzarine pour masquer la déshérence des campagnes. Sommes-nous victimes d’un enchantement qui nous amène à voir une apologie de la ruralité dans cette nature horssol
qu’on expose à la porte de Versailles : images d’une nature idéale que l’on veut prendre pour la nature elle-même ?
Les photographies de Rémy Artiges rompent le sort. Ayant arpenté les couloirs du Salon de l’Agriculture de 2002 à 2009, il en est le perspicace observateur. Il discerne les artifices de mise en scène et pointe son objectif sur le décor et son
envers. Focalisant sur les raccords du motif, il met en évidence ces légers décalages qui font basculer l’ensemble de la représentation : dérisoire, isolé par le cadrage, son lampion cesse de signifier la fête et la fenêtre qui ouvrait sur une
prairie propice aux évasions bucoliques, n’est plus qu’un écran opaque, le décor économique camouflant la banalité précaire du stand. Rémy Artiges inverse le mécanisme de la perception. Dès lors, toute la foire prend une autre
signification. Elle devient l’expression du profond malaise qui habite le monde agricole. Elle révèle le mal être des travailleurs de la terre. Elle stigmatise le caractère inconciliable de cette mission de gardiens du paysage qu’on voudrait leur impartir avec leur responsabilité de pollueurs ; l’incompatibilité entre une ruralité sensée témoigner de nos racines et une activité industrielle qui fait peu de cas de l’avenir de la planète. Au-delà de sa signification agricole, le Salon illustre notre grande désillusion face à la nature : avec exaltation, la génération précédente avait cherché, sous les pavés, la plage. Nous savons désormais qu’à creuser sous la plage, nous trouverons le béton.
Do you remember the first time ? features works by contemporary photographers Olivo Barbieri, Jim Goldberg, Nathan Harger, Adam Jeppesen and Paolo Ventura, presented for the first time in London exclusively at Atlas Gallery. Many of these exemplary contemporary artists have been exhibited internationally, and are included in museum and distinguished private collections worldwide, bu...
Neuf photographes, actuellement en troisième année d’étude de photographie dans une école d’arts appliqués – MJM Graphic Design – ont développé un projet personnel sur un an, en vue de cette exposition. Leur travail et la démarche d’accompagnement ont concouru vers un seul but :...
Organisée par le Conseil général des Bouches-du-Rhône, sous le commissariat de Véronique Baton, historienne d’art, et d’Agnès Barruol, conservatrice en chef du patrimoine, l’exposition « Se souvenir de la mer » se déroulera du 23 juin au 31 octobre 2012 au domaine départ...
La Biennale d'Art Contemporain de Cachan se déroule du 29 mai au 30 juin 2012. De nombreux artistes à découvrir autour du thème de l'altérité.
Le triptyque "Sortie Fauve" de Francesca Di Bonito a été sélectionné.
Ester Vonplon vient de rejoindre la Galerie Vu' qui l'expose pour la première fois en France.
Ester Vonplon a derrière elle une première carrière de snowboardeuse et de skateboardeuse professionnelle lorsqu’elle achète, sur un marché au puces en 2003, son premier appareil photo.
Taking as her subject the famous burlesque, cabaret clubs of Paris, Belin shot all the film at Le Moulin Rouge and Le Lido. She then carefully constructed each image by layering two negatives together, creating luminous studies of a familiar yet mysterious world, and all the time referencing the gaudy, historical stages of those places. Some years ago, Belin phot...
La Galerie Sakura consacre une exposition rétrospective à l’artiste photographe Sacha Goldberger. L’exposition, intitulée « Super Mamika », se tiendra dans les passages de Bercy Village et présentera 41 tirages.
Sacha Goldberger est lié par un immense amour à...
On This Earth, A Shadow Falls, beginning March 29 and running through June 9, 2012. The prints in this exhibition span nearly a decade of the photographer’s work and will feature the most famous and sought after images of his career.
Nick Brandt photographs endangered animals in Africa and was first ...