De réputation internationale, la cinéaste, photographe et vidéaste finlandaise Eija-Liisa Ahtila est surtout connue pour ses récits complexes à écrans multiples, qui révèlent la vie intérieure fragile de ses protagonistes — de même que la ligne ténue qui sépare l’imaginaire et le réel. Utilisant le langage visuel du cinéma, ses travaux prennent la forme de projections à écrans divisés, présentés sur plusieurs panneaux, qui ont la capacité remarquable de dramatiser une perception psychologique de l’espace et du temps au profit du public.
Les installations filmiques d’Eija-Liisa Ahtila jouent avec l’idée de narration, créant des fables extraordinaires à partir d’expériences humaines ordinaires. Qu’il s’agisse de films ou de vidéos, ses installations remarquables s’intéressent à l’impact psychologique des conflits interpersonnels, et elles sont à l’écoute des complexités et des ambiguïtés de l’émotion humaine et de la mésentente amoureuse, avec une grande sensibilité. Ahtila dit de ses oeuvres qu’il s’agit de « drames humains », de récits fictionnels puisés dans ses propres observations et expériences, le fruit de longues périodes de recherche. Ses installations fusionnent urgence et détachement, réalisme documentaire et imaginaire filmique. Les nombreuses émotions déstabilisantes — intimité, perte et répression — qu’on y trouve sont allégées par un sens discret de l’humour et de l’absurde, et elles sont présentées dans des environnements dynamiques qui nous interpellent à la fois physiquement et intellectuellement.
Empruntant son titre à une « slug line » ou indication apparaissant en tête de chaque scène dans un scénario, INT. SCÈNE–JOUR est la plus grande exposition de l’artiste à être montée à l’extérieur de l’Europe, couvrant presque deux décennies de pratique en art et en cinéma. Les oeuvres présentées comprennent Today (1996-1997), une réflexion sur le décès d’un grand-père tel que vécu par trois membres de sa famille sur trois écrans ; The Hour of Prayer (2005), une exploration du chagrin et de la perte suivant la mort d’un chien, commençant avec une tempête en hiver, à New York, et se concluant au Bénin, en Afrique occidentale, onze mois plus tard ; The Present (2001), un portrait de femmes ayant développé une psychose, montré en cinq brefs épisodes en boucle présentés sur cinq moniteurs ; The House (2002), un film envoûtant présenté sur trois écrans, traitant de folie et d’une femme qui entend des voix ; Consolation Service (1999), la démonstration habile d’un divorce amer conclu par un service de consolation, soit l’abandon final de la relation ; et enfin, présentée à la Fonderie Darling, l’éblouissante et complexe oeuvre à écrans multiples Where Is Where ? (2008), qui examine l’effet traumatique de la guerre sur des victimes civiles, articulée autour d’une poétesse finlandaise (interprétée par Kati Outinen) et de ses efforts pour en arriver à une compréhension morale d’un incident réellement survenu, soit le meurtre par deux garçons algériens d’un compagnon de jeu français durant la guerre d’Algérie dans les années 1950.
L’exposition propose également deux séries photographiques : Dog Bites (1992-1997) et Scenographer’s Mind (2002).
L’exposition se déroule sur trois sites :
451, rue St-Jean (DHC/ART édifice principal)
465, rue St-Jean (DHC/ART *NOUVEL* espace satellite)
745, rue Ottawa (Fonderie Darling)
L’oeuvre Where is Where? est produite et présentée par la Fonderie Darling, sous la direction de Marie Fraser.
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
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Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
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Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...