Thème : Présence et Représentation
Comme arrive le terme de la première décennie du XXIe siècle, on constate à travers différents modes dʼexpression, lʼapparition dʼune réalité à la fois dynamique et chaotique : la mondialisation économique et les difficultés à gérer le phénomène, le synchronisme de lʼinformation et du temps, la mobilité toujours plus importante des individus, la révolution internet qui contribue à la compression du temps et de lʼespace, lʼatmosphère post-guerre froide, lʼinter-dépendance, les conflits religieux et culturels ... Dans tous ces changements, la Chine joue un rôle de plus en plus central du fait de son envergure et de sa modernisation. Ce rôle majeur est à attribuer également à son potentiel économique immense qui, conjugué à lʼattention portée au domaine culturel, offre de nouvelles perspectives visuelles.
Lʼhistoire de cette modernisation visuelle pénètre les domaines variés des pratiques sociales quotidiennes. Et lʼoutil visuel le plus direct et efficace, la photographie, vise non seulement à rejoindre les préoccupations des gens mais est devenu le meilleur moyen populaire de capter la réalité. La photographie, au final, illustre lʼhistoire de nos vies et de notre imagination, formant ainsi la référence de notre identité. Cette référence se fait à deux niveaux : premièrement, un auteur représente des objets définis dans une dimension spatio-temporelle, deuxièmement, ces objets, comme le medium lui-même, servent de support à la recherche dʼune «présence absolue». La reproduction des objets est un état transitoire et le second niveau de « présence » est révélé par le public observateur.
On peut affirmer que les traces de la vie dʼindividus photographiés sont contenues dans les images, supports de mémoire et dʼaccès à une réalité non vécue. Pour conserver un lien avec la société, la photographie doit se faire lʼécho dʼévénements ordinaires et extraordinaires. Pour aider à forger une opinion publique et des relations sociales significatives, les portraits dʼindividus jouant un rôle défini dans la société sont représentés dans la presse comme exemples de référence au sein de groupes sociaux. Dans cette représentation des relations entre lʼhumain et son environnement social, les faits et gestes quotidiens déterminent un aura de style de vie. Nous pensons que la photographie, et plus particulièrement le photojournalisme, ne reproduit pas seulement la réalité sensible, offrant ainsi une vision directe et précise des protagonistes,
des objets, de leurs relations, mais engage également par son contenu et sa forme une réflexion sur les intentions de lʼauteur, ses espoirs et ses doutes. Les moments décisifs contenus et sous-entendus par lʼimage relèvent de la tension objectivité-subjectivité caractéristique de la photo journalistique.
Si la photographie se définit comme un système de référence, que peut-on apprendre dʼune image ? Au-delà de la satisfaction de décoder les principes narratifs, on se demande dans quelle mesure la
nuance historique, jusque dans sa subersivité, peut être observée dans la photographie de presse, comment peut être comprise la véritable intention derrière la capture du réel. Lorsque différentes problématiques éthiques sont abordées telles que celles liées au territoire, aux traditions culturelles, à lʼécologie, aux sexes, leur représentation photographique donne à réfléchir sur la possibilité d'agir sur la réalité. La nuance historique Une fois le récit épuisé, la relecture de lʼimage photographique à travers ses détails peut être porteuse dʼune nouvelle inspiration. Les suggestions photographiques constituent un nouveau pivot visuel pour une nouvelle ère. Après tout, la cartographie de lʼhistoire dʼun Etat est souvent basée en grande part sur lʼétude des phénomènes enregistrés par la photographie. La méthode consiste à partir de zéro et sonder le matériel historique des archives photographiques.
Lʼexpression de la réalité
Comment la photographie joue sur la destinée de nos contemporains ; comment peut-elle exprimer les sentiments les plus intimes des gens et se faire le miroir de leurs pensées les plus profondes ; et comment documente-t-elle la transformation de notre milieu social en relation avec nos activités ?
En temps que témoin des transformations sociales, la photographie créative de nos jours repose sur un changement de paradigme dans le discours des médias – cʼest à dire un changement par rapport au discours sur lʼidentité. La photographie rend floue la distinction entre le monde intérieur et extérieur, entre espaces privés et publics, entre le technologique et lʼhumain.
La photographie aide à rendre plus clair le thème du temps, à scanner le totem social et les portraits individuels, à comprendre comment les schémas de reproduction décrivent les stratégies de vie et de survie.
La représentation de la survie
Nous faisons face aujourdʼhui à deux défis importants. Le premier est la popularisation des nouveaux médias. Lʼinstantanéité et lʼubiquité permises par internet peuvent-elle changer nos attentes et prévisions de vie, ou même occasionner une reconstruction des relations sociales ?
Le second défi est défini par le renouvellement des valeurs anciennes, comme le déclin de la patience et de la tolérance au profit de lʼémergence de relations basées sur la confiance et lʼobligation morale bien au-delà de notre espace physique propre. La photographie de presse, en tant que moyen de relier lʼespace et le temps, propose des sujets et des références en lien avec ces nouvelle sphères publiques en dehors des structures sociales traditionnelles.
À travers lʼexposition de ces travaux photographiques, nous espérons que la subjectivité des images et la « mondialité » des participations seront autant dʼindicateurs dʼune contribution significative à notre culture contemporaine cosmopolite.
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...
Quand mes fils ont été assez grands, je suis retournée à mes premières amours. Je n'ai pas de plus grand bonheur que de découvrir et photographier un peuple que je n'ai jamais vu. C'est comme mettre la main sur une pépite.