Le travail du photographe né en Suède en 1944, Anders Petersen , sera exposé à l’automne prochain au Château d’Eau avec la mise en résonance de sa série emblématique «Café Lehmitz » , réalisée entre 1967 et 1970, et de son dernier opus «City diary» rassemblant des photographies prises dans différentes villes d’Europe de 1984 à 2009.
Voilà déjà longtemps qu’Anders Petersen s’est défait de la question du reportage. Photographier est pour lui une manière de se frayer un chemin dans la vie, dans sa vie. Cette exposition révèle l ’ univers d’un homme qui éprouve une profonde empathie pour les personnes ordinaires ou abîmée par la vie et met l’accent sur une écriture photographique singulière qui s’affirmait dès les premières images.
Le Château d’Eau produit l’exposition «City Diary», un aboutissement de plus de deux ans de concertation avec Anders Petersen qui a eu l’exigence et a pris le temps de faire des photographies qu’il considérait importantes pour finir cet ensemble. À cette occasion l’éditeur allemand Steidl sort un livre à l’automne intitulé «City diary».
En parallèle, une cinquantaine de vintages de «Café Lehmitz» seront accompagnés d’une projection inédite des 360 photographies que le jeune Anders avait punaisées sur les murs du café Lehmitz en 1970 pour une première présentation adressée à tous ses amis les habitués de l’établissement.
Le Château d’Eau remercie Gun gallery à Stockholm pour son assistance .
Anders Petersen est représenté en France par la Galerie Vu ’.
J’aime regarder.
Je voudrais avoir le regard innocent d’un enfant
et voir le monde pour la première fois.
J’ai remarqué que je ressens de plus en plus le désir d’être primitif, semblable à un chien.
Quelqu’un qui photographierait ses expériences et ses souvenirs aux marges de l’identité, avant qu’ils ne se compliquent.
Il faut comprendre qu’on trouve plus de vitamines créatives en fouillant dans la terre qu’en côtoyant les anges dans le ciel.
D’habitude je ne prends pas des photographies à la recherche de la réalité.
La réalité est surévaluée et signifie tant de choses merveilleuses et contradictoires.
Mais à l’évidence, j’aime cette confusion.
C’est une sorte de plate-forme qui permet de se sentir bien à l’intérieur et j’ai remarqué que ça aide, un peu, d’être petit et timide.
La photographie ne traite jamais de la photographie, mais parfois elle effleure votre réalité.
Je crois en ce que je ressens, et en l’illuminant à travers soi, cela peut parfois être un moyen de fixer la vie avec autant de proximité qu’un autoportrait.
Jamais sans risque, absolument stimulant
Pour moi, il y a des rencontres qui ont de l’importance, les images en ont moins.
Il suffit de trouver son propre équilibre, sans être sentimental et sans disparaître lors de ces rencontres et ces aventures amoureuses.
Il faut avoir un pied dans la situation, mais garder l’autre au-dehors.
Alors je continue à poser les mêmes questions, sans manières en sachant qu’il y a plus de caché que de visible.
Toujours étonné par l’imprévisible
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« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...