NOSTALGIE SOVIETIQUE : IMAGES D'UNE EPOQUE OUBLIEES
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Le 2011-10-05 18:29:09
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Pour commencer sa troisième année d'existence, la galerie blue square est heureuse de présenter une exposition collective de cinq photographes qui ont chacun travaillé sur des représentations nostalgiques de l'ex Union Soviétique.
La première exposition de la galerie rassemblant des artistes de l'Ouest comme de l'Est participe également aux commémorations du 20ème anniversaire de la chute du Mur de Berlin en présentant une série exceptionnelle de photographies de Keith Haring peignant sur le Mur et prise par le photographe russe Vladimir Sichov en 1986.
Né au coeur de la Russie, à Kazan, Vladimir Sichov commence à peindre des photographies dans les années 1960.
Ses photographies du quotidien des villes et, selon ses propres termes, « de tout ce qu'il y avait autour » sont interdites de publication en Union Soviétique. Censurée artistiquement, son art devient son métier : il pratique alors le photojournalisme en professionnel. Après s'être installé à Paris à la fin des années 1970, ses premières photographies de vues urbaines sont publiées dans Paris Match et Der Stern. Ce sont parmi les premières photographies de la vie derrière le Rideau de Fer à être montrées en Occident. De retour aujourd'hui de Moscou où ses photographies de la période soviétique ont été exposées à la Galerie Nationale Tretyakov, 40 ans après, Sichov vient d'obtenir la reconnaissance de son pays natal pour ce travail de jeunesse.
Le photographe canadien John Lucas montre une sélection d'une série photographique prise lors d'un voyage en Union Soviétique en 1981 avec un appareil SX-70 Polaroid. Il décrit ainsi sa première expérience de prise de vue avec son Polaroid dans une boulangerie d'Estonie : « A peine écoulées les quelques secondes de flash de l'appareil photographique, j'étais encerclé de demandes désespérées pour des portraits venant d'une clientèle démunie par les privations de l'hiver soviétique. Leurs requêtes étaient évidemment impossibles à satisfaire, malgré mes généreux renforts de pellicules. A ce moment, je compris que je n'avais que deux choix : soit abandonner mon gâteau et courir, soit imposer l'ordre. Sans un mot de Russe ou d'Estonien, la caractéristique même d'instantanéité de mon appareil Polaroid suffit à convaincre une serveuse inquiète de poser en échange de la photographie réalisée. Qu'est ce qui pouvait être plus convaincant que l'incroyable matérialisation immédiate du geste photographique ? »
Doris Kloster, photographe américaine vivant à Paris, est reconnue internationalement pour ses portraits séduisants.
Son travail a été publié chez Taschen, St. Martin's Press et Carlton Books UK. Sa série Russian War Heros, est une série de portraits de généraux soviétiques vétérans de la Seconde Guerre Mondiale. Son expérience de travail avec le Musée de l'Armée rouge pour organiser ces séances de portraits fait également partie de l'histoire de ces photographies.
Son projet le plus récent, Autoportraits, peut être vu comme un transfert de la série soviétique sur sa propre personnalité.
Elle décrit ces portraits comme « une exploration de la présence iconique des femmes dans des interprétations visuelles d'événements mondiaux actuels ». Ses photographies viennent d'être exposées au Musée d'Art contemporain de Pékin.
Alexey Titarenko est né à Saint-Petersbourg, a vécu à Paris et vit et travaille aujourd'hui à New York. Il commence son travail photographique dans les années 1970. En 1978, il devient membre du Zerkalo, célèbre club photographique de Leningrad, où il organise sa première exposition personnelle. Sont exposés à la galerie plusieurs travaux de sa série la plus connue « Cité des ombres » (1992-1994) dans laquelle Titarenko a enregistré un monde d'espoirs frustrés et où le temps semble comme suspendu. Deux monographies de son travail ont été publiées parmi lesquelles « Alexey Titarenko, photographies, essai par Gabriel Bauret (2003) » nominé pour le Prix du Meilleur Livre Photographique de l'Année au Festival International d'Arles en 2004.
Alexei Vassiliev a montré son travail pour la première fois à la galerie blue square en 2008. Nous lui avons demandé de rechercher dans ses archives des travaux plus anciens pour montrer à ses collectionneurs et admirateurs ses premières influences. De fait, la lumière, la couleur et la texture de ses premières photographies semblent annoncer ses travaux plus récents. Perçues comme à la frontière du rêve et de la réalité, entre la peinture et la photographie, les œuvres d'Alexei Vassiliev invite le regardant à entrer dans un univers captivant et mystérieux.
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Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...