« Dix-huit photographies, métaphores de l’establishment et de la ruine de l’âme qui, inéluctablement, accompagne sa quête de pouvoir.
Dans un bâtiment d’il y a cent ans, ou plutôt son squelette, a été arraché tout ce qui rend un lieu vivable : murs, escaliers, eau courante, radiateurs, par endroits le sol, le plafond. Ne restent que traces, fenêtres calfeutrées, bouchées, planchers rapiécés, fils électriques pendants.
Mon regard s’accroche à des scories qui racontent l’hypocrisie, l’étouffement, la déchéance de certaines prétendues grandeurs : une carafe en plastique pleine de clous, « bonheur » calligraphié à l’or sur fond rouge en chinois, un masque de chantier, une pelle à déchets. Au milieu de ce néant, un cabinet poussiéreux, arraché à une salle de bain détruite elle aussi.
Face à ce que Georges Bataille pourrait appeler pourriture, j’éprouve du dégoût, mais je suis séduit. Je me laisse aller au plaisir de la contemplation malsaine, peut-être morbide. Au contact de ce qui me révulse et m’effraie, je deviens pourtant cynique et tombe dans l’indifférence morale. Peu me chaut de juger et condamner une caste. Je préfère me laisser entraîner par cette délectation ambigüe, coupable, contre nature, qui m’attire comme une muse. J’attends que son emprise sur moi s’accroisse, se renforce, se prolonge – comme tout pouvoir, qui naturellement aspire à s’exercer et à s’étendre.
Des ordures, une fleur peut naître. Voici mes fleurs. »
"Eighteen photographs, metaphors of the Establishment and the ruin of the soul which inevitably accompanies the quest for power.
In a century-old building, or rather its skeleton, everything that makes a place livable has been torn to pieces: walls, stairs, running water, radiators, parts of the floor and ceiling. All that remains are traces of what used to be, sealed or boarded-up windows, hastily repaired floors, hanging electric cables.
My eye is attracted to this residue that speaks of the hypocrisy, oppressiveness and decadence of certain forms of self-proclaimed greatness: a plastic jug full of nails, the word ‘happiness’ inscribed in gold Chinese characters on a red background, a builder’s protective mask, a shovel for shifting waste. In the midst of this oblivion lies a dusty toilet, torn out of a bathroom that has also been destroyed.
When faced with what Georges Bataille might have called pourriture (‘rot’), I feel both disgusted and attracted. I give myself up to the pleasure of unwholesome, perhaps morbid contemplation. In the presence of what revolts and terrifies me, I become cynical and fall into moral indifference. It matters little to me to judge and pass sentence upon a caste. I prefer to let myself be carried along by this ambiguous, guilty, unnatural delectation that lures me like a muse. I wait for its power over me to grow, become stronger and extend – like all power, which naturally aspires to exercise itself and to spread ever further abroad. A flower can bloom in the rubbish. Here are my flowers"
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...