« Suite à l’annonce de la disparition du film Polaroid SX-70, j’ai décidé de prendre une dernière fois du plaisir avec cet appareil si particulier.
Compte tenu de la faible sensibilité du film, les images sont réalisées uniquement en extérieur puis scannées et imprimées, alliant ainsi les technologies de pointe de l’époque à celles d’aujourd’hui.
La colorimétrie de ce film d’exception incite à toutes les audaces.
Chaque image est une surprise !
J’ai ainsi voulu rendre hommage à Walker Evans, grand photographe américain et amateur de Polaroids, à travers ces images de New York et San Francisco réalisées entre 2005 et 2006. »
Marion Dubier-Clark
Marion Dubier-Clark a, pendant dix ans, de 1991 à 2001, arpenté la planète, de la Turquie aux Etats- Unis, de l’Espagne à l’Angleterre, jusqu’aux confins de l’Australie. De retour à Paris, elle poursuit son apprentissage de la photo et se lance, à l’annonce de l’arrêt du film Polaroid, dans une série en hommage aux icônes américaines. Marion vit et travaille à Paris.
« Sur les souvenirs d'un voyage d'enfance prolongé par la littérature et le cinéma, une jeune photographe entreprend en 2005 de redécouvrir son Amérique aux couleurs du film Polaroïd SX 70, dont on annonce précisément la fin. Projet d'artiste peut-être, mais sûrement volonté d'aller au-devant de la nostalgie, de fondre dans le même regard la passion des lieux et l'outil non moins aimé pour les peindre. Né au cœur du XXe siècle, le procédé de photographie à développement instantané prend sa part du bien-être immédiat et facile de l'American Way of Life qui donnait du rêve au monde en étonnant les Américains eux-mêmes. U.S.A. : le titre aussi bref qu'une ambition annonce donc le voyage intime de Marion Dubier-Clark quand elle se laisse guider par ses impressions bien plus que par un itinéraire. Marquées aux tonalités singulières d'un film qui aura bientôt rejoint sa propre mythologie, s'appropriant l'éclat solaire réclamé par une sensibilité paresseuse, empruntant aux cartes postales le bleu du ciel qui leur va si bien et au cliché la force des réminiscences, vingt-sept petites images carrées survolent le pays-continent pour atteindre ce que les États-Unis possèdent de plus précieux et d'unique. On pense bien sûr aux photographies de Walker Evans qui, de la jeunesse à la maturité, naviguent entre le document et les symboles, à la rhétorique de la couleur osée en son temps par William Eggleston. Mais d'assez loin, comme si la distance maintenue dans le parcours esthétique et sentimental préservait le mystère suscité par une lecture ou l'écoute d'une phrase musicale. Autant que la beauté puissante des camions, que le vertige des architectures, la statue de la Liberté perdue en figurine pour touristes, le déploiement tutélaire de la bannière étoilée sur un trio de mail-boxes et le ketchup prêt à jaillir participent à cette relation intime à un pays dont Marion Dubier-Clark parvient, mieux qu'une image, à exprimer l'idée. Comme un beau récit se laisse reconnaître en une de ses pages, la seule couverture de son livre suffirait à exprimer les USA tels qu'elle les aime, en fragments poétiques. Surpris dans sa méditation face à l'horizon de Coney Island, le promeneur solitaire nous transmet de son banc la plénitude d'un bonheur simple et entier.
Et le prodige se renouvelle en chacune des photographies que nulle logique ne vient lier sinon le dialogue en mode mineur d'une mise en page qui laisse un goéland de Santa Cruz saluer les antiques gratte-ciel du frontline de Manhattan, première vision des candidats au Nouveau monde. »
DIEHL starts its “Flaneur” selection with 42 works of the Soviet photo journalist Dmitry Baltermants. Best known for his pictures of the Soviet battlefield during World War II.
During World War II, Baltermants covered major battles for Izvestia and for the Red Army newspaper Na Razgrom Vraga. He fought and photographe...
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...