Vivre São Paulo à travers le regard de neuf artistes. Révéler la force de São Paulo, mégapole brésilienne aussi vibrante que méconnue, sans aucun doute une ville clé du monde post-crise.
Extraire du désordre des détails oubliés et insoupçonnables, engloutis dans la frénésie du quotidien. Faire surgir une esthétique du chaos.
«São Paulo, Mon Amour», exposition organisée du 11 au 26 septembre à la Maison des métallos à Paris, réunit des artistes qui, au-delà du circuit de l’art contemporain, ont construit leurs propres histoires dans l’espace urbain.
A partir de leurs expériences dans la mégapole brésilienne, ces artistes questionnent la ville comme lieu de confrontation entre l’espace public et l’espace privé.
Une génération marquée :
Vivre à São Paulo, c’est habiter une jungle de béton, un monstre inégalitaire en perpétuelle évolution.
Vivre dans des quartiers davantage hermétiques que poreux. Vivre à la surface et sous la terre. Le jour et la nuit.
Le jour, c’est Alexandre Orion qui saisit sur papier photo les interactions des passants avec ses peintures murales, ou encore Caecilia Tripp, qui met en scène Cacau, motoboy qui sillonne la ville et relie quartier nantis et défavorisés.
La nuit, c’est le graffeur Zezão, qui explore les endroits oubliés de São Paulo et traque la présence humaine qui s’y dissimule, Rogerio Canella, qui immortalise le chantier de la ligne 4 du métro et lui donne des allures de découverte spatiale, Alexandre Orion encore, qui investit le tunnel Max Feffer et le nettoie de sa couche de pollution pour faire apparaître un graffiti mortuaire, Ludovic Carême qui plonge dans le monde de la nuit et photographie dans leur intimité les clubbers égarés de la rue Augusta…
Les 9 artistes* de l’exposition São Paulo, Mon Amour, ont transformé ce chaos urbain en espace idéal de création. Ils appartiennent à une génération qui ré-enchante la ville, dans la rue, les galeries, les clubs, les tunnels…
Des artistes en résidence :
Du 27 août au 26 septembre, 4 des 9 artistes sont invités en résidence longue durée à Paris. Alessandra Cestac, Alexandre Orion , Gal Oppido et Zezão s’approprient la ville et prolongent leur réflexion dans la rue parisienne.
*Alexandre orion, Alessandra Cestac, Zezão, Ludovic Carême, rogério Canella, Gal oppido, Wagner y ricardinho, Cecilia tripp, Xavier Faltot.
A l’initiative Du projet :
Sébastien Kopp et François Ghislain Morillion, co-fondateurs de veja, marques de baskets écologiques, sont régulièrement amenés à voyager au brésil et sont particulièrement attachés à São Paulo.
C’est de la découverte d’une ville au gigantisme hors norme et de leur rencontre avec Sergio Franco, sociologue pauliste, qu’est née « São Paulo, Mon Amour », exposition collective qui révèle une scène artistique détonante et atypique issue d’une ville encore méconnue en Europe.
Commissariat :
Le commissaire de l’exposition, Sergio Franco, sociologue et spécialiste de l’art de la rue à São Paulo, organise depuis 2002 des évènements* liés à l’art urbain au brésil.
* Galerias Periféricas (2004), Nucleo de Arte Publica (2007), Production exécutive du groupe Saian Supa Crew (2007), 4e Festival Africa Fête Marseille (2008)
Pour São Paulo, Mon Amour, sa sélection d’artiste a été pensée en réponse à deux problématiques modernes fortes :
• Comment survivre dans une mégapole qui investit aussi intensément l’intimité que l’espace public ?
• Quelle est la limite entre art urbain et art contemporain ?
La production est assurée par veja en partenariat avec le Ministère de la Culture brésilien et l’état de São Paulo.
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