Rijasolo : De l'or sous Belambo Madagascar Juin 2009 - Agence Riva Press
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Le 2011-10-05 18:29:09
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C'est à 60 km au Sud d'Antananarivo, dans le bourg d'Ambatolampy qu'il faut quitter la route goudronnée de la Nationale 7 pour s'aventurer vers l'Est, sur une piste de terre chaotique et incertaine. Une heure et 10 km plus loin le chemin aboutit à Belambo une petite commune d'environ 15 000 habitants qui cache jalousement un trésor sous-terre : de l'or.
L'extraordinaire qualité aurifère du sol de Belambo est mise à jour en 2006 lorsque des vazaha (l'étranger) louent des terrains appartenant aux paysans locaux pour y sonder le sol. En 2008, ces vazaha, probablement Thaïlandais ou Chinois, commencent à employer de la main d'oeuvre locale pour creuser la terre et récolter le prestigieux minerais jaune.
Début 2009, une crise politique majeure secoue Madagascar, et tous les contrats d'exploitation du sol et sous-sol malgache par les étrangers sont révisés.
Les vazaha de Belambo quittent précipitamment la région laissant derrière eux les premiers trous de prospection et, néanmoins, une école primaire rénovées pour la commune.
Ainsi, depuis mars 2009, une véritable frénésie s'est emparée des habitants de Belambo et des communes alentours. Voyant que les carrières n'étaient plus exploitées par les étrangers, la plupart ont délaissé leurs élevages bovins et leurs productions maraîchères pour s'adonner à l'extraction de cet or 24 carats. Tous les jours des milliers d'hommes et de femmes s'arment de leur angady (sorte de bêche) pour creuser cette terre rouge particulièrement riche en fer jusqu'à une profondeur de 30 m !
Alors que chacun semble trouver son compte dans cette nouvelle ruée vers l'or, le maire de Belambo, tire la sonnette d'alarme : « Il faudrait que cette richesse sous notre sol soit exploitée par des entreprises étrangères ou malgaches contrôlées par l'Etat et que tout cela bénéficie avant tout à la communauté. Ici nous avons besoin d'électricité et d'une nouvelle route pour que nos paysans puissent vendre plus facilement leurs produits. »
Mais il semblerait que les paysans, dont parle le maire, ne soient pas prêt à lâcher cet or dont la vente d'un gramme équivaut à 5 mois de leur salaire.
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