Paris est certainement la ville qui a été la plus photographiée et son iconographie est présente depuis les débuts de ce médium, au milieu du XIXème siècle. Chaque photographe en donne sa version personnelle en l’abordant différemment. J’ai voulu m’essayer à cet exercice.
La présente série a été réalisée en partie dans mon quartier, le 20ème arrondissement. J’ai voulu poser mon regard sur des éléments architecturaux banals de notre quotidien : fenêtres, vitrines et ouvertures diverses qui rythment la ville. En adoptant un point de vue frontal, j’ai composé avec les éléments se trouvant à l’intérieur ( cadres, cartons, rideaux…) et les éléments extérieurs réfléchis par le verre ( immeubles, arbres, photographe…). Le résultat de ce procédé assez classique est un mélange entre le sujet et le reflet, le réel et le virtuel.
Mon envie était de m’éloigner de la réalité, de voir la ville comme dessinée ou peinte à travers ces vitres. Le reflet est comme l’image virtuelle obtenue sur le dépoli de la chambre photographique, il adoucit le sujet, l’isole et l’inverse. Il permet d’imaginer les choses plus que de les voir à la manière d’Alice qui traverse le miroir pour entrer dans un monde onirique.
L’environnement immédiat de ces surfaces vitrées est également important dans la composition. Il me permet de décrire des lieux ordinaires parfois sales, décrépis ou endommagés qui encadrent de leur esthétique le sujet principal. Ils représentent pour moi un Paris bien réel assez éloigné de l’idée que l’on en a généralement.
Dans une conception esthétique de l’art, le langage se doit d’être universel. Les différentes vidéos présentées dans l’exposition « Là-bas » nous montre qu’il n’en est rien.
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Le photographe Dirk-Jan Visser témoigne de la tragédie humaine à travers son exposition "Football in exil".
Le "FK Qarabag Agdam" et le "FK Karabakh Stepanakert", deux clubs de football du Caucase, sont le reflet direct du conflit environnant entre l'Arménie et l...
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