Le marin choisit son cap, l’ermite, sa grotte, Thierry Borredon capte une ambiance. Une seule. En Inde comme au Brésil, à Rome, à Istanbul ou à Moscou, perpétuellement il surprend une épiphanie particulière. Soit quelques pans construits, simples, très géométriques et vivement colorés, dont la cohabitation accidentelle brouille les repères spatiaux ordinaires. Passerelle maritime, vitrine muséale, mur rustique ou façade industrielle, quelle que soit la nature du lieu envisagé, le voilà transformé en théâtre. Saisi par sa picturalité, l’artiste la décuple, choisissant un angle, pressentant un éclair. «Lumière, composition, je sens qu’il y a quelque chose à faire. Alors, j’attends un événement. Et, comme un enfant, je rêve, je m’émerveille».
«Je suis un photographe de rue, de terrain. Je ne réfléchis pas, je marche à l’instinct, à l’émotion. Les images viennent à moi» dit ce Parisien, qui revendique l’instantanéité, bien que nourri d’études, de travaux publics, d’architecture intérieure et de photographie. Grand reporter à ses débuts, il pose depuis toujours, sur l’urbain comme sur l’humain, un regard infiniment plus poétique que documentaire. Le cadre adopté sublime les harmonies de lignes et de tons. Et pour que le lieu soit plus étonnant encore, Borredon retient son souffle.
Rarement plus de quelques secondes ; jusqu’à ce qu’un sujet s’inscrive, par hasard. Sur le fond, surgit alors une forme graphique ; une ombre ou un reflet. Elle induit dans le décor planté une présence fugitive, miraculeuse; «ce fragment de temps qui ne reviendra pas», si cher à une autre photographe, Martine Franck. Tramant avec les lignes et les couleurs fixes une résille éphémère, cette apparition attise l’énigme qui nous est, ainsi, révélée. Étrange emmêlement du dessous avec le dessus, vertigineux dialogue de la permanence avec le passage… Une image inédite s’impose; universelle, intemporelle, simultanément éternelle et charnelle. Nous conviant à partager le miracle dont il est à la fois le témoin et l’auteur, Borredon est un enchanteur.
Le 24 mars 1976, le peuple argentin subit un coup d’état militaire. C’est le début d’une ère de répression sanglante, où quelque 30 000 personnes disparaissent et près de 500 bébés sont volés. Mais s’ouvre également une période d’ultralibéralisme d&ea...
Blindspot Gallery is pleased to present Coastline featuring emerging Chinese photographer Zhang Xiao’s award-winning series Coastline that focuses on the continuous 18,000 kilometres of China’s coastline. The series does not merely capture the seaside landscape of these coastal areas, but also witnesses the changes o...
Du dépouillement des clichés de Catherine Lambermont se dégage une poésie narrative. Ses images composent une suite d’instants d’observation libre. Son travail réhabilite le continuum qui caractérise chaque frontière. La frontière est le lieu du lien. Entre le corps et l’es...
Eric Rondepierre a choisi de montrer au sein d'un travail multiforme, certaines des oeuvres qui ont partie liée au cinéma, depuis ses débuts en 1992. Sur un parcours de vingt ans, 56 pièces ont été prélevées dans dix séries : Excédents, Annonces, Précis...
Simone Nieweg is a photographer of gardens and landscapes. Her work, as it has manifested itself over the past thirty years, knows no other interest. At the same time, a certain serenity hovers over her pictures. In them, nature seems entirely focused on itself. One immediately notices that human beings are absent. The allure of colors and shapes...
« Je ne peux m’empêcher, atteste Gérard Uféras, d’associer la pratique de l’Art à la notion d’amour et de partage ». (extrait de son livre Etats de grâce, éditions du Fantom)
«Egyptian pack» evokes many associations - here are both Petersburgers favorite topic of werewolves (see the movie of E. Yufit «Corpsmen werewolves») and references to the Perm animal style.
Also we can recall British film «The Wicker Man» (1973) with its ritual procession of the man-beasts, ho...
La MID inaugure avec L’exposition Un photographe à Cette, un cycle d’événements annuels consacrés à la mise en valeur de la Mémoire photographique régionale.
Une cinquantaine de tirages réalisés à partir du fond privé de la collection Robert Cortade,...